GP du Japon : McLaren tient enfin son podium

GP du Japon : McLaren tient enfin son podium

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À Suzuka, Mclaren a enfin débloqué son compteur. Le GP du Japon lui offre son premier podium de la saison, mais laisse aussi un léger goût d’inachevé. Oscar Piastri a terminé deuxième, Lando Norris cinquième, dans une course bouleversée par la longue intervention de la Safety Car après le gros accident d’Ollie Bearman.

Avant le départ, l’équipe s’attendait à devoir contenir des voitures potentiellement plus rapides sur la durée. Mais les premiers mètres ont rebattu les cartes. Norris a jailli de la cinquième à la troisième place dès le deuxième virage. Piastri, lui, a converti sa troisième place sur la grille en prise de pouvoir avant même le premier virage.

Piastri a vu la victoire s’éloigner

Le duel entre Oscar Piastri et George Russell a tout de suite donné le ton. Sous pression dans les premiers tours, l’Australien a tenu bon. Il a même perdu puis repris la tête au fil des choix de déploiement d’énergie entre la dernière chicane et le premier virage. Une fois le peloton stabilisé, il a commencé à se donner un peu d’air et semblait avoir les moyens de contrôler la situation.

McLaren l’a rappelé au stand au 18e tour pour couvrir Russell, en passant des pneus Medium aux Hard. Russell a prolongé de trois tours avant de s’arrêter à son tour, mais il est ressorti derrière. Le duel restait ouvert, jusqu’au crash de Bearman. La neutralisation a alors complètement redistribué les cartes. En tête, Kimi Antonelli a profité d’un arrêt bien moins coûteux, suffisant pour conserver l’avantage.

Au restart, Antonelli a filé vers une victoire confortable. Derrière, Piastri a gardé la tête froide pour verrouiller la deuxième place face à Lewis Hamilton, puis Charles Leclerc. Après l’arrivée, le pilote McLaren résumait bien le sentiment du clan britannique : « Un bon résultat aujourd’hui. Cela aurait été vraiment intéressant de voir ce qui se serait passé sans la Safety Car. Je pouvais garder George derrière et, juste avant les arrêts, nous commencions même à creuser un peu l’écart. » Puis cette formule, révélatrice du moment traversé par l’équipe : « Être déçu de finir deuxième, pour nous aujourd’hui, c’est plutôt bon signe. »

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Norris solide, McLaren lucide sur ses limites

La course de Lando Norris a été plus mouvementée. Son très bon départ n’a pas suffi à lui simplifier l’après-midi. Les deux Mercedes l’ont rapidement repassé, avant un duel serré face à Charles Leclerc. Persuadé d’avoir le rythme en air propre, le Britannique a tenté l’undercut en s’arrêtant au 16e tour. Sans succès : Leclerc a couvert sans céder.

La Safety Car lui a ensuite coûté une position face à Hamilton. La fin de course s’est alors transformée en explication directe avec le septuple champion du monde. Les places ont changé plusieurs fois de main, jusqu’à ce que Norris reprenne définitivement l’avantage à deux tours de l’arrivée, à la troisième tentative. Il évoquait ensuite « une journée solide pour l’équipe », tout en mettant en avant les progrès sur le déploiement du groupe propulseur et une voiture particulièrement efficace sur ce tracé.

Du côté d’Andrea Stella, le discours reste positif, mais mesuré. Le patron de McLaren estime que la vitesse aperçue en qualifications s’est confirmée en course. De quoi lutter contre Ferrari et, par moments, contre Mercedes. Il a aussi salué la qualité de l’exécution, du départ à la stratégie, sans oublier l’exploitation du moteur.

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Un cap clair avant Miami

Ce GP du Japon rapporte donc des points, de la confiance et un vrai signal de progression. McLaren souligne avoir bouclé pour la première fois de la saison une distance complète avec ses deux voitures. L’équipe juge aussi s’être rapprochée de l’avant depuis le début du mois de mars.

Reste que le constat de fond ne change pas. Stella l’a dit clairement : le châssis doit encore progresser. À ses yeux, les caractéristiques de Suzuka et la performance du groupe propulseur ont aidé McLaren, alors que ses rivaux conservent un avantage en adhérence dans les virages. Sur cette base, l’équipe estime qu’il lui manque encore quelques dixièmes pour viser la victoire de façon régulière.

Le mois d’avril sera donc consacré au travail à Woking, au McLaren Technology Centre et chez McLaren Racing Composites, avec l’objectif d’amener des évolutions pour Miami. Suzuka n’a pas offert la victoire, mais McLaren repart avec un élément précieux : la confirmation qu’elle se rapproche enfin de la bagarre de tête.

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