Dès le vendredi, le ton est donné au GP du Japon. À Suzuka, Mercedes a déroulé un programme propre avec la W17, sans incident, mais la hiérarchie vue en piste place déjà Mclaren en référence. Oscar Piastri a signé le meilleur temps de l’EL2, et derrière, George Russell comme Kimi Antonelli savent qu’il manque encore un peu de rythme avant des qualifications souvent capitales sur ce tracé.
Une première journée propre, mais pas parfaite
Mercedes a passé en revue les trois composés lors des deux premières séances, avec du roulage en dur, medium et tendre pour préparer les choix de course de dimanche. En EL1, George Russell a signé le meilleur temps, avec quelques centièmes d’avance seulement sur son équipier Kimi Antonelli. Rien de vraiment net pour autant : les écarts restaient infimes et plusieurs voitures évoluaient dans le même rythme.
En EL2, la tendance s’est resserrée autour de Oscar Piastri. Le pilote McLaren a bouclé un tour en 1:30.133, soit un dixième de mieux qu’Antonelli, lui-même un dixième devant Russell. Sur les longs relais, les deux Mercedes sont restées dans le coup, même si le trafic sur les 5,821 km de Suzuka a rendu l’ensemble plus difficile à lire.
Andrew Shovlin a livré un premier bilan mesuré. La monoplace s’est montrée fiable et l’équipe a pu suivre son plan sans perturbation. Mais un point ressort déjà : Mercedes perd du temps à la sortie de la chicane finale, un secteur sensible sur un circuit exigeant sur le plan énergétique, surtout lorsqu’il s’agit d’assembler un tour lancé.
Antonelli et Russell visent un meilleur équilibre
Kimi Antonelli a décrit un vendredi solide, tout en reconnaissant les limites actuelles. Le jeune pilote estime que la W17 procure de bonnes sensations, mais le vent changeant et des pneus plus froids ont compliqué la mise bout à bout d’un tour propre. Pour la nuit, la cible est simple : améliorer l’équilibre général de la voiture pour rester dans la lutte pour la pole position samedi.
Même lecture chez George Russell. Le Britannique a apprécié son retour à Suzuka, un circuit qu’il considère comme un défi permanent au volant. Il note aussi que les nouvelles voitures restent très rapides, notamment au bout de la ligne droite arrière, avec des vitesses parmi les plus élevées qu’il ait connues ici. Sur le tour rapide, en revanche, Mercedes cède encore un peu de terrain dans certaines zones à l’entrée du point de corde.
Russell a d’ailleurs reconnu sa surprise devant le niveau affiché par McLaren, tout en jugeant cette performance crédible. À ses yeux, Mercedes garde plusieurs pistes de progression pendant la nuit. Et à Suzuka, le verdict tombe vite : en qualifications, sur une piste où dépasser reste notoirement difficile.
Une qualification déjà capitale à Suzuka
C’est tout l’enjeu de ce GP du Japon pour Mercedes. Le problème ne vient pas du fond de grille, mais bien d’une lutte de tête qui s’annonce plus serrée que jamais, avec McLaren et Ferrari déjà menaçantes. Dans ces conditions, manquer la bonne fenêtre en qualifications peut coûter très cher.
Mercedes a donc construit une base sérieuse vendredi, avec une voiture fiable et un programme bouclé sans faux pas. Reste désormais à convertir cette rigueur en vitesse pure. À Suzuka, c’est souvent là que le week-end bascule.
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