L’IRTA a informé les équipes de sa volonté de maintenir le GP du Qatar les 7 et 8 novembre, malgré le conflit au Moyen-Orient et les réticences d’une majorité de pilotes.
Initialement programmée en avril puis reportée, l’épreuve de Losail reste au calendrier du MotoGP. La guerre opposant Israël et les États-Unis à l’Iran se poursuit, et la plupart des pays européens recommandent toujours à leurs ressortissants de reporter leurs déplacements au Qatar.
Le promoteur du championnat, MotoGP Sports Entertainment Group (MGPSEG), juge néanmoins suffisantes les garanties apportées par les autorités qataries et l’organisateur local. Ce déplacement doit conclure un enchaînement de trois courses, après l’Australie puis la Malaisie.
Le maintien du GP du Qatar défendu auprès des équipes
Dans un courriel adressé aux écuries, l’Association internationale des équipes de MotoGP, l’IRTA, indique que l’organisateur local a préparé un plan de contingence spécifique. Ce dispositif complète les conseils dont bénéficie le promoteur.
L’association précise aussi être en contact avec plusieurs ambassades importantes. Selon son message, aucune n’a recommandé de modifier l’approche retenue. Ces échanges prolongent plusieurs semaines de réunions au cours desquelles les dirigeants du championnat ont défendu le maintien de la course.
Carmelo Ezpeleta, directeur général du championnat, et Carlos Ezpeleta, directeur général adjoint, ont notamment relayé les assurances du gouvernement qatari. Celui-ci affirme que l’aéroport international Hamad fonctionne normalement, à pleine capacité. Le circuit de Losail doit également accueillir le GP de F1 du Qatar du 27 au 29 novembre.
Yamaha et Honda changent de position, les pilotes restent divisés
Yamaha Factory Racing et Honda HRC ont revu leur position après s’être initialement opposés à l’envoi de leur personnel dans une zone de conflit. Yamaha avait même demandé à ses responsables logistiques de chercher des itinéraires aériens alternatifs pour éviter la zone à risque.
Ce changement ne lève pas tous les obstacles : certaines entreprises engagées en MotoGP disposent de règles internes interdisant à leurs salariés de voyager dans des territoires considérés comme instables.
Sur la grille aussi, les réserves restent fortes. Selon Motorsport.com, environ trois quarts des pilotes préféreraient éviter de courir au Qatar, contre un quart favorable au maintien. Leurs réactions sont attendues le 22 octobre, à Phillip Island, où ils doivent être interrogés sur ce déplacement.





Commentaires 0
Modérés avant publication