Johann Zarco repousse son opération du genou à l’après-carrière, après un retour en MotoGP rendu possible par la rééducation.
Le Français avait été sérieusement blessé lors d’un accident au Grand Prix de Catalogne, il y a près de cinq mois. Le bilan : des lésions aux ligaments croisés antérieur et postérieur, ainsi qu’au ménisque médial. À cela s’ajoutaient une petite déchirure du péroné et une importante brûlure. Après trois mois sans courir, il a retrouvé la compétition au GP d’Aragon, fin août.
Une opération était prévue au départ. Mais il fallait attendre que la brûlure soit complètement soignée avant d’intervenir. Ce délai a retardé le protocole. Zarco a commencé sa rééducation pendant cette attente. Ses progrès lui ont finalement permis d’éviter la chirurgie et de revenir plus vite en piste.
Un retour en piste, avec des limites
Quatre Grands Prix après sa reprise, le pilote se sent de mieux en mieux. Et cela malgré plusieurs chutes, notamment au Japon. Il distingue toutefois les besoins du pilotage de ceux de la vie quotidienne : « Pour la moto, le simple fait de pouvoir plier le genou correctement me suffit. »
On parle donc d’un retour en piste, pas d’un genou totalement remis. Son articulation n’a pas retrouvé la stabilité d’un genou normal. Il doit choisir ses activités, même s’il peut désormais recommencer à courir d’un endroit à l’autre. Une randonnée en montagne lui a aussi redonné confiance.

Pour travailler son cardio, Zarco privilégie le vélo. Il a en revanche arrêté le padel, qu’il appréciait, et passe davantage de temps en salle. Cette adaptation lui pèse moins : « Je fais un peu plus de salle, alors que je n’étais pas fan au début, et maintenant j’y prends beaucoup plus de plaisir. »
Pas d’opération pendant la pause hivernale
On parle bien d’une opération reportée, pas annulée. L’amélioration de son état ne supprime pas la nécessité d’une intervention. Celle-ci attendra la fin de sa carrière de pilote, et non la pause hivernale. En cause, notamment : la position de son ménisque et le risque d’arthrose.
« Pas pour la pause hivernale, mais à la fin de ma carrière de pilote, oui, car mon ménisque est mal positionné et je risque de développer de l’arthrose. Ce n’est pas urgent, mais si je veux bien vieillir, l’opération sera nécessaire », explique-t-il.
D’ici là, Zarco devra continuer à ménager son genou au quotidien. Cette opération différée ne l’empêche pas de poursuivre en MotoGP.





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