Jorge Lorenzo recommande d’investir deux millions d’euros dans dix appartements pour vivre de leurs loyers, une recette d’indépendance financière dont les revenus annoncés restent bruts et théoriques.
Après cinq titres mondiaux, dont trois en MotoGP, le Majorquin envisage la performance autrement. Il ne s’agit plus de gagner quelques dixièmes, mais de s’assurer des rentrées d’argent régulières après la compétition. Invité de l’émission The Wild Project, animée par Jordi Wild sur YouTube, l’ancien pilote a exposé une stratégie immobilière simple dans son principe, mais exigeante en capital.
Son raisonnement repose sur l’achat de plusieurs logements destinés à la location. Le montant nécessaire réserve toutefois ce conseil aux personnes qui disposent déjà d’un patrimoine conséquent.
Jorge Lorenzo détaille sa recette des dix appartements
« Si vous avez deux millions d’euros, le mieux est d’acheter dix appartements. Ils vous rapportent en moyenne 1 000 euros chacun, soit 10 000 euros par mois, et c’est garanti à vie », affirme Jorge Lorenzo dans The Wild Project.
Le calcul aboutit à 120 000 euros de loyers bruts annuels, pour une mise de départ de deux millions d’euros, soit un rendement brut théorique de 6 %. L’objectif n’est donc pas de revendre rapidement avec une plus-value, mais de percevoir des loyers chaque mois.
Ces chiffres décrivent le scénario défendu par Lorenzo, pas le bilan détaillé de son patrimoine personnel. Il adresse une recommandation à ceux qui possèdent un capital important, sans annoncer l’achat documenté de dix logements précis.
Pour un sportif qui quitte le haut niveau, cette recherche de revenus récurrents répond à un objectif : faire travailler le capital accumulé plutôt que dépendre d’une nouvelle activité professionnelle.
Le regret d’avoir attendu pour investir
L’ancien pilote Yamaha, Ducati puis Honda a pris sa retraite en 2019. À propos des revenus gagnés pendant sa carrière, il exprime surtout le regret de ne pas les avoir orientés plus tôt vers l’immobilier.
« Si, dès mes 15 ans, quand j’ai commencé à gagner de l’argent, j’avais investi tous les gains de ma carrière dans l’immobilier, j’aurais aujourd’hui des revenus considérables », confie-t-il dans la même émission.
Lorenzo voit dans ces biens des « vaches à lait », capables de produire des rentrées d’argent indépendantes de son activité. Il avance également une autre estimation de loyer : « Vous trouverez toujours quelqu’un qui vous versera 700 ou 800 euros par mois. Vous aurez toujours de quoi vivre sans travailler. »
Ces montants diffèrent du premier exemple à 1 000 euros par appartement. Ils illustrent sa conviction qu’un logement peut assurer un revenu régulier, sans pour autant établir un niveau de recettes identique pour tous les biens.
Des loyers bruts, pas un revenu garanti
La principale limite de cette démonstration tient à l’expression « garanti à vie ». Les 10 000 euros mensuels évoqués correspondent à des loyers bruts, dans un scénario où les dix logements sont occupés et où chaque locataire paie.
Or, le revenu réellement disponible dépend aussi de la fiscalité, des assurances, de l’entretien et des charges de copropriété. À ces dépenses peuvent s’ajouter des travaux, qui réduisent les sommes conservées par le propriétaire. Une période sans locataire ou des impayés peuvent également interrompre une partie des encaissements.
Il faut donc distinguer le rendement brut affiché de ce qui reste après les dépenses. À lui seul, le taux théorique de 6 % ne dit pas combien le propriétaire pourra consacrer chaque mois à son train de vie.
La valeur des appartements peut aussi reculer avec l’évolution du marché. Si l’immobilier répond à la recherche de régularité de Lorenzo, il ne supprime ni les frais ni les risques. Son projet repose sur des revenus récurrents, pas sur une certitude financière.

La Suisse et Dubaï plutôt que l’Espagne
Pour ses investissements immobiliers, Jorge Lorenzo explique privilégier la Suisse et Dubaï plutôt que l’Espagne. Il motive ce choix par sa perception de la sécurité juridique et de la fiabilité des paiements : « Parce que je sais que les locataires me paieront », résume-t-il.
Cette préférence traduit sa confiance dans ces marchés, sans garantir l’absence de vacance locative ou d’impayés. Le choix du pays ne transforme pas davantage un loyer brut en revenu net.
Le Majorquin a aussi exploré d’autres placements, notamment un projet de grande roue en Italie qui a rencontré des difficultés. Son attachement à la pierre s’inscrit ainsi dans une recherche de prévisibilité après d’autres expériences d’investissement.
Lorenzo défend donc une retraite financée par le capital de sa carrière. Reste une distinction essentielle : dix appartements peuvent produire des loyers, sans garantir à leur propriétaire 10 000 euros à dépenser chaque mois.






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