Manuel González arrive à Phillip Island avec seulement 5,5 points d’avance en Moto2 et compte sur la vitesse de son coéquipier Senna Agius pour tenter de reprendre de la marge sur Izan Guevara.
Deux départs, une remontée à refaire
Le GP d’Indonésie a demandé deux efforts au leader du championnat. Parti dixième après des qualifications manquées, González avait rapidement rejoint la cinquième position lors du premier départ. Mais un violent accrochage impliquant les deux pilotes Aspar au premier virage a provoqué un drapeau rouge. La course a été interrompue.
Les positions initiales de la grille ont été rétablies pour une nouvelle épreuve ramenée à 14 tours. Le pilote Intact GP a donc dû repartir du dixième emplacement. Les places gagnées quelques instants plus tôt ne comptaient plus, mais cette seconde remontée l’a conduit jusqu’à la deuxième place.
« Nous sommes de retour là où nous méritons d’être », a déclaré González. Il n’était plus monté sur le podium depuis sa victoire à Misano. Malgré sa position de départ, il assurait avoir gardé confiance après les qualifications. Il était convaincu de disposer des moyens nécessaires pour réussir sa course.
Son approche était simple : donner le maximum sans commettre d’erreur et sans penser au championnat. « Nous savons que nous pouvons faire encore mieux », a-t-il ajouté. On retrouve donc González sur le podium, mais Guevara continue de lui reprendre des points.
Le podium ne suffit pas à protéger l’avance
Ce dixième podium de la saison n’a permis que de limiter les pertes. Vainqueur en Indonésie, Izan Guevara a encore réduit son retard. Il ne pointe désormais qu’à 5,5 points du leader. González retrouve les premières places, mais son avance continue de fondre.
La deuxième place de Lombok permet tout de même de tourner la page du Japon. Un problème sur la grille y avait compromis son Grand Prix, terminé à une lointaine 22e place. Le résultat a coûté cher, alors qu’il estimait pouvoir viser le podium, voire la victoire.
González affirme avoir fait une remise à zéro après cette épreuve. « Nous savons ce dont nous sommes capables dans le box et sur la moto, nous savons que nous sommes très forts », insiste-t-il. Le contraste est net entre le résultat japonais et le podium indonésien. Il lui faut désormais convertir ce retour aux avant-postes en points repris à son poursuivant.
Agius, un repère précieux à Phillip Island
Le prochain rendez-vous donne plusieurs raisons d’espérer au pilote espagnol. Phillip Island favorise traditionnellement le comportement des châssis Kalex face aux machines rivales. On ne peut pas en déduire le résultat de cette édition, mais le terrain offre une occasion de reprendre de la marge.
Dans le box Intact GP, Senna Agius représente un autre point d’appui. L’Australien a remporté son Grand Prix national en 2025. González avait, lui, terminé septième. Son coéquipier possède donc une réussite récente sur ce circuit, que le leader entend mettre à profit.
« C’est un tracé complètement différent d’ici. Les températures y sont tellement fraîches que tout change », explique González. Pour aborder ce changement de conditions, il compte sur la vitesse d’Agius : « J’ai la chance d’avoir un coéquipier très rapide là-bas, donc je vais pouvoir apprendre de lui. »
L’Espagnol espère que cette aide permettra aux deux pilotes de devancer leurs rivaux en course. Guevara, de son côté, reste sur deux 16e places, obtenues en 2024 et 2025 à Phillip Island. La victoire récente d’Agius et les difficultés passées de son dauphin donnent à González des motifs concrets d’espérer. Il visera mieux que sa septième place de 2025.
Cinq Grands Prix, une marge à défendre
L’Australie ouvrira une séquence de cinq Grands Prix en six semaines. Avec une avance aussi réduite, González doit chercher à reprendre des points sans reproduire une contre-performance comme celle du Japon.
Cette dernière ligne droite renvoie aussi à 2025, lorsqu’il avait cédé sous la pression de Diogo Moreira. Le pilote Intact GP aborde un nouveau duel serré, cette fois avec Guevara. On a vu une réponse sur la piste en Indonésie, mais pas de marge retrouvée au classement.
Son mot d’ordre reste donc la maîtrise : « Il faut juste rester calme, ne pas faire de folies et continuer à faire ce que nous savons faire. » À Phillip Island, González cherchera à associer cette discipline aux repères d’Agius pour quitter l’Australie dans une position plus favorable.







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