Le 1 000e Grand Prix de Mclaren devait marquer un cap. Il met surtout en lumière un début de saison qui se complique sérieusement. Après un deuxième week-end consécutif sans voir ses deux voitures s’aligner au départ le dimanche, l’écurie de Woking met les célébrations de côté. Priorité absolue : régler ses soucis de fiabilité et remettre sa monoplace au niveau.
Un cap historique repoussé
Miami devait accueillir le 1 000e Grand Prix de McLaren en F1. Un symbole fort, soixante ans après les débuts de l’équipe à Monaco en 1966 avec la M2B dessinée par Robin Herd. Mais le double DNS du dimanche rebattait les cartes. Le rendez-vous est désormais repoussé à Montréal, voire à Monaco si un nouveau contretemps venait encore perturber le calendrier.
Pour Lando Norris, pourtant, ce report passe au second plan. Le Britannique regarde d’abord ce que l’équipe peut tirer de ce nouveau week-end manqué. Après avoir suivi la course depuis les stands, comme son équipier pour la deuxième fois de suite, il a retenu l’essentiel : « Cela reste un week-end durant lequel nous avons beaucoup appris ». D’après lui, McLaren a déjà cerné certains points depuis la manche précédente, mais doit encore « faire un meilleur travail pour comprendre le groupe motopropulseur » et apporter des changements.
Norris lucide sur le niveau réel
Le discours ne cherche pas à enjoliver la situation. Aujourd’hui, la voiture n’est pas au niveau pour viser un podium ou une victoire. Norris l’assume sans détour : « Nous savons que nous avons beaucoup de travail devant nous », tout en précisant que l’équipe sait exactement où elle se situe et aborde la situation avec lucidité.
Pas question, pour autant, de sombrer dans le découragement. Le pilote McLaren dit garder « beaucoup d’espoir et de confiance dans l’équipe » pour inverser la tendance. La saison est encore longue, et la pause prévue après le Japon peut offrir un peu de répit à Woking. L’idée est simple : gagner du temps, développer des solutions et, si possible, les installer sur la voiture au plus vite.
Norris reconnaît que ce n’est « pas le début d’année » attendu. Il continue néanmoins de croire à une progression capable de replacer McLaren dans la lutte pour des podiums, puis peut-être pour des victoires plus tard dans la saison. Son résumé tient en une phrase : « Début difficile, mais j’ai confiance. »
Stella s’accroche à l’état d’esprit
Dans ce contexte, Andrea Stella doit gérer bien plus qu’un déficit de performance. Il lui faut aussi maintenir le groupe mobilisé après Shanghai, dans la continuité d’un Melbourne déjà compliqué où Norris, seul pilote McLaren au départ, avait fini à 51 secondes du vainqueur.
L’Italien a tenu à souligner l’attitude de ses deux pilotes. Il rappelle qu’Oscar Piastri n’a encore pris le départ d’aucune course dans cette campagne 2026, une situation forcément difficile à vivre. Malgré cela, Stella a vu Norris et Piastri rester positifs après l’épreuve. Il y voit le reflet de la culture installée chez McLaren, avec cet « état d’esprit de gagnant » que l’équipe met en avant en interne.
Pour Stella, ces moments difficiles comptent autant que les succès. Il a rappelé que, lors de la saison passée, le véritable tournant du doublé au championnat n’était pas venu à Abu Dhabi, mais de la manière dont McLaren avait traversé les difficultés au Qatar et à Las Vegas. Le message est clair : un champion se forge aussi dans l’adversité.
Voilà le vrai chantier de McLaren 2026. Avant de célébrer un chiffre rond, l’écurie doit d’abord remettre de l’ordre dans sa fiabilité et retrouver une base technique capable de la ramener dans le match aux avant-postes.
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