Longtemps entouré de doutes, le moteur Red Bull-Ford change de statut en ce début de saison. Après sa 7e place en Grand Prix le week-end dernier, Liam Lawson dresse un constat nettement plus flatteur. Pour le pilote de Racing Bulls, l’unité de puissance développée par Red Bull et Ford fait désormais partie des vraies satisfactions du clan autrichien.
Lawson insiste sur le bond en avant
Le Néo-Zélandais est catégorique. « Je pense qu’il est exceptionnel« , affirme-t-il à propos du moteur. Tout n’a pourtant pas été simple. Lawson rappelle les soucis rencontrés à Melbourne, ainsi que l’abandon d’une voiture chez Red Bull, dans un cadre encore compliqué par les nouvelles règles.
De quoi nourrir de la frustration, admet-il. Mais pas au point de remettre en cause son jugement. Ce qu’il retient avant tout, c’est le bond réalisé en un an. À l’époque, les retours étaient loin d’être rassurants et la confiance restait limitée. Le discours a changé. Lawson parle désormais d’un moteur « assez fort » et met en avant son impact concret à Melbourne. « Pour nous, cela nous a vraiment aidés à Melbourne. C’est extrêmement positif« , résume-t-il.
Le pilote le précise aussi : le travail est loin d’être terminé. L’objectif est de continuer à progresser au fil de la saison, d’apprendre encore et d’aller chercher davantage de performance. À ses yeux, ce qui a déjà été accompli mérite d’être salué.
Une base solide, malgré l’avantage Mercedes en ligne droite
Au championnat, Racing Bulls occupe actuellement la cinquième place ex aequo avec son équipe sœur, les deux structures totalisant 12 points. Alpine, motorisée par Mercedes, suit avec 10 points, tandis que Mclaren en compte 18. Devant, Mercedes et Ferrari ont déjà pris le large.
Lawson ne va pas jusqu’à dire que le moteur Red Bull-Ford domine partout. Il reconnaît même un avantage net à Mercedes en vitesse de pointe. En revanche, il estime l’unité Red Bull compétitive dans d’autres domaines. Cela ramène directement à l’un des sujets du moment dans le paddock : la gestion du déploiement de l’énergie.
Comparer les approches reste, selon lui, très complexe. Chaque voiture traverse les virages à des vitesses différentes, ce qui modifie la manière dont la batterie se recharge. Une monoplace qui conserve plus de vitesse en courbe ne se compare pas facilement à une autre contrainte de lever davantage le pied.
Lawson s’appuie sur le cas de sa propre voiture. Dans certains virages, Racing Bulls a été en difficulté. Mais cette faiblesse a aussi produit un effet secondaire intéressant : en restant davantage hors des gaz, la voiture a pu recharger un peu plus la batterie, puis récupérer un léger bénéfice dans les lignes droites. Voilà pourquoi il se méfie des conclusions trop rapides sur la hiérarchie des moteurs.
Un potentiel encore à exploiter
Le constat est assez net. Le moteur Red Bull-Ford n’a pas fait disparaître tous les problèmes des équipes qui l’utilisent, mais il n’a plus grand-chose à voir avec le point d’interrogation d’il y a un an. Lawson le présente même comme une base solide, capable d’apporter une aide concrète en course.
Reste désormais à tirer le maximum du déploiement face à des rivaux qui travaillent sur les mêmes leviers. Une partie de la saison se jouera là. Pour Lawson, Red Bull et ses équipes clientes doivent surtout optimiser leur propre utilisation de l’énergie, plutôt que courir après des comparaisons parfaites qui existent rarement en piste.
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