Une pause courte, entre simulateur et préparation physique
À la mi-janvier 2026, Esteban Ocon et Oliver Bearman expliquent qu’ils ont du mal à parler d’une véritable « off-season ». Tous deux disent être vite retournés au travail, entre passages au simulateur et ajustements de position dans la voiture, avant les premiers roulages de l’année.
Ocon raconte avoir bouclé sa dernière activité le 22 décembre, après des essais, puis avoir enchaîné avec un seat fit et du simulateur. Il précise s’être accordé du repos entre Noël et le Nouvel An, avant de repartir sur un camp d’entraînement dès le début janvier, avec un objectif bien défini : reprendre du poids, « côté muscle », après en avoir perdu en fin d’année précédente.
Bearman, lui, parle d’une pause « très courte », sa dernière activité remontant au 23 décembre. Il note malgré tout avoir pu voir sa famille et récupérer, tout en gardant des tâches de préparation au programme, comme le simulateur et le seat fit de la voiture 2026.
Une voiture 2026 qui impose un nouveau style de pilotage
Sans avoir encore piloté la VF-26 en conditions réelles, Ocon partage ses premières sensations issues du simulateur. Il décrit un pilotage « très particulier », avec davantage de gestion côté moteur et côté hybride. Il parle d’un équilibre correct pour une première prise en main virtuelle, et d’un niveau d’adhérence qu’il juge bon, tout en rappelant que tout devra être confirmé sur piste.
Pour Ocon, le changement le plus marquant vient du groupe propulseur, et il estime que l’essentiel sera d’être prêt sur ce point. Il présente le défi comme « excitant » et insiste sur une conduite différente, au point de dire qu’il faudra réapprendre une partie des repères acquis jusque-là pour aller chercher de la performance avec ce nouveau style.
Bearman tient le même discours et affirme que ces évolutions constituent, selon lui, le plus grand changement de l’histoire de la Formule 1. Il rappelle qu’il s’agit de sa première grande bascule réglementaire, et reconnaît que l’incertitude sur la hiérarchie à venir est à la fois stimulante et inconfortable.
Ce que Haas veut retenir de la fin de saison précédente
Ocon explique que l’équipe a terminé la saison précédente sur une note encourageante, en estimant que le niveau montré lors de la dernière course correspondait à ce qui aurait dû être atteint plusieurs épreuves plus tôt. Il évoque la découverte tardive d’un élément positif sur la voiture, arrivé trop tard pour répondre aux attentes initiales, mais assez parlant pour servir de base de travail.
À l’approche de 2026, Ocon dit vouloir s’appuyer sur cette dynamique afin de « commencer comme on a fini ». Il se dit enthousiaste pour sa deuxième saison avec TGR Haas F1 Team, qu’il décrit comme une structure en croissance et en apprentissage, avec une approche qu’il juge très sérieuse pour attaquer la nouvelle année.
Quand la hiérarchie peut-elle se dessiner ?
Dans un championnat où la grille de Formule 1 compte 20 voitures, Ocon estime qu’après la troisième ou la quatrième course, une première indication de la hiérarchie pourrait se dégager, sans être définitive. Il insiste sur la nécessité de marquer des points dès que possible, tout en s’attendant à une saison rythmée par le développement et l’arrivée d’évolutions en cours d’année. Son cap immédiat est clair : se concentrer course après course et extraire le maximum dès l’Australie.
Bearman considère, de son côté, qu’il est impossible d’évaluer la situation avant les premiers repères en qualification en Australie. Et même après cela, il s’attend à ce que la fiabilité joue un rôle important lors des premières courses, avec des erreurs possibles liées aux nouvelles règles, ce qui rendrait la hiérarchie difficile à établir rapidement.
Bearman : retour sur 2025 et attentes pour 2026
Avec une saison complète désormais derrière lui, Bearman fait le bilan de 2025 sous l’angle de l’apprentissage, sur le plan personnel comme sportif. Il dit avoir énormément enrichi sa base de connaissances, en se retrouvant face à des situations impossibles à appréhender sans les vivre, et se déclare satisfait de sa progression, notamment sur la seconde moitié de saison.
Concernant sa préparation, il explique avoir volontairement coupé l’entraînement en décembre pour souffler, avant de reprendre rapidement. Il mentionne du temps passé en montagne, ainsi qu’un camp d’entraînement dans les Dolomites, qu’il décrit comme à la fois agréable et utile pour lancer la saison.
Pour 2026, Bearman se dit surtout impatient de retrouver les circuits avec l’expérience d’un premier week-end de course déjà vécu. Il estime mieux comprendre l’évolution d’une piste au fil du week-end, le comportement des pneus et les ajustements qui l’avaient parfois piégé l’an passé, tout en rappelant que ses concurrents disposent souvent de nombreuses visites supplémentaires sur ces tracés.






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