En qualifications, tout peut partir d’une gêne présumée. Et parfois s’arrêter aussi vite. Kimi Antonelli et Pierre Gasly ont tous les deux été examinés par les commissaires après deux incidents distincts, mais sans la moindre sanction au bout. Dans les deux dossiers, le point décisif est le même : le pilote qui arrivait derrière a reconnu ne pas avoir été réellement entravé.
Antonelli s’en sort grâce à la précision de Norris
Le premier cas concernait Kimi Antonelli et Lando Norris au virage 1. Devant les commissaires, le pilote Mclaren a précisé qu’il se trouvait sur un tour de chauffe appuyé, et non sur un tour lancé, au moment où la Mercedes est ressortie des stands pour revenir en piste.
C’est toute la différence. Norris ne cherchait donc pas un chrono significatif quand Antonelli s’est retrouvé devant lui. Les commissaires ont d’ailleurs retenu qu’avec la position de la Mercedes sur la piste, le pilote Mercedes aurait bel et bien gêné la McLaren si Norris avait été sur un vrai tour rapide. Mais ce scénario ne s’est pas présenté. Norris ayant confirmé ne pas avoir été entravé dans sa tentative de temps, l’affaire a été classée sans suite.
Gasly sur la trajectoire de Verstappen, sans sanction non plus
Le second dossier impliquait Pierre Gasly face à Max Verstappen. Cette fois, le Néerlandais était bien sur un tour lancé lorsqu’il a rejoint l’Alpine à la sortie du virage 14, sur ce qu’il a décrit comme sa trajectoire optimale. Il a dû contourner la voiture française, sans pour autant lever le pied.
Gasly a expliqué avoir vu Verstappen arriver et avoir estimé plus sûr de rester sur le bord gauche de la piste. Les commissaires ont jugé qu’en théorie, le pilote Alpine aurait pu aborder le virage autrement et rester à droite à la sortie. Là encore, tout s’est joué sur l’appréciation du pilote concerné. Verstappen a reconnu que la position de l’Alpine avait modifié sa ligne préférée, mais pas qu’elle l’avait gêné.
Deux enquêtes, une même conclusion
Au final, les commissaires ont appliqué la même lecture dans les deux affaires. Pas de gêne effective reconnue, donc pas de sanction pour Antonelli ni pour Gasly. Les deux pilotes quittent ainsi les qualifications sans conséquence disciplinaire.
Ce double non-lieu rappelle une réalité en qualifications F1 : la position en piste reste essentielle, mais la décision finale dépend toujours du contexte exact du tour et de l’impact réel sur le pilote qui suit.
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