Williams à nu après le GP d’Australie

Williams à nu après le GP d’Australie

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Le GP d’Australie a agi comme un révélateur pour Williams. Les deux voitures ont bien vu l’arrivée, mais le verdict est sévère : la monoplace manque de performance, traîne plusieurs petits soucis et impose déjà une réaction rapide avant Shanghai.

Vowles assume un déficit de performance

Le directeur d’équipe James Vowles ne cherche pas à maquiller la réalité. Le week-end a été difficile, dit-il, mais aussi utile pour mieux comprendre la voiture. Williams s’est servie de la course pour accumuler des données avec ses deux pilotes et affiner sa lecture du comportement de la monoplace.

Le constat, lui, ne souffre pas d’ambiguïté : la performance manque. Vowles explique qu’un plan est déjà prêt pour apporter de manière agressive ce qui fait défaut à la voiture. En parallèle, plusieurs petits problèmes ont perturbé le week-end. Les deux monoplaces ont terminé, certes, mais une partie du potentiel s’est envolée avec ces défauts.

Avant Shanghai, l’écurie doit maintenant faire le tri. Vowles estime qu’il reste beaucoup à apprendre, tout en se disant convaincu que chaque course permettra de franchir une étape. Il retient aussi un enseignement plus large sur la Formule 1 actuelle : selon lui, les nouvelles règles ont favorisé de belles bagarres dans le peloton, avec des dépassements sur un circuit pourtant réputé compliqué dans cet exercice.

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Albon décrit une Williams trop lourde

Pour Alex Albon, le GP d’Australie a pris la forme d’une longue course d’attente. Le Thaïlandais décrit une Williams coincée dans un entre-deux, sans réelle capacité à se battre avec le milieu de grille. La stratégie a été bonne, assure-t-il, mais pas assez pour masquer le manque de rythme.

Son analyse technique est franche. Les temps au tour, juge Albon, révèlent une voiture en surpoids et pas assez chargée en appui. Il ajoute que le graining a aussi pesé, surtout avec le pneu dur. L’équipe sait néanmoins où aller chercher du temps au tour et travaille, selon lui, sans relâche sur un plan agressif pour se rapprocher du niveau visé.

Le pilote sauve tout de même un point positif : le kilométrage accumulé. Il souligne aussi que Williams a réussi à surmonter certains problèmes de fiabilité rencontrés lors des séances précédentes. De quoi nourrir l’analyse avant le prochain rendez-vous en Chine.

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Sainz plombé par l’aileron avant

Le week-end de Carlos Sainz a suivi la même trajectoire, avec encore plus de frustration. L’Espagnol évoque trop de problèmes dans chaque séance. Son départ avait pourtant été solide, puisqu’il était remonté jusqu’à la 12e place dans les premiers tours.

Puis tout s’est déréglé avec un souci sur l’aileron avant. Sainz explique avoir perdu tout l’équilibre aérodynamique de sa voiture. Le sous-virage apparu ensuite a provoqué une forte dégradation des pneus. À partir de là, sa course a davantage ressemblé à une séance d’essais qu’à une vraie lutte en piste.

Le signal est préoccupant pour Williams, d’autant que ce problème d’aileron avant n’est pas nouveau. Sainz insiste donc sur l’urgence à corriger ce type de défaut si l’équipe veut progresser à court terme. Il reconnaît qu’il y a du travail, mais dit faire confiance au groupe pour construire un bon plan d’amélioration.

Melbourne n’a pas offert de miracle à Williams. En revanche, l’écurie repart avec une lecture claire de ses faiblesses et une feuille de route déjà tournée vers Shanghai.

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