Le prix du diesel baisse en Europe, mais la France mise sur ses réserves stratégiques pour obtenir une réduction supplémentaire de 12 à 18 centimes par litre.

Le prix du diesel recule de 9 centimes en Europe
Au 8 octobre 2026, le gazole s’établit à 2,15 € le litre en moyenne dans l’Union européenne. Ce recul de 9 centimes par rapport à la semaine précédente intervient après quatre semaines consécutives de hausse, qui avaient porté les tarifs à des niveaux records.
La détente touche la quasi-totalité des États membres. Seule Chypre enregistre encore un record, contre douze pays une semaine auparavant. Le gazole reste toutefois 56 centimes plus cher qu’en février, avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, lorsqu’il coûtait 1,59 € le litre.

En France, la baisse est plus modeste. Le 8 octobre au matin, les tarifs communiqués par plus de 9 000 stations-service font ressortir une moyenne légèrement supérieure à 2,35 € le litre, contre près de 2,41 € le 20 septembre. Un plein de 50 litres coûte encore près de 118 €, soit environ 3 € de moins qu’au sommet de la flambée.

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Des réserves mobilisées pour une baisse de novembre à janvier
Le gouvernement a annoncé le 7 octobre la mobilisation de 10 millions de barils de gazole issus des réserves stratégiques nationales. L’objectif est une baisse de 12 à 18 centimes par litre pendant trois mois, de novembre à janvier.
Ces volumes représentent environ 1,6 milliard de litres, soit près d’un cinquième de la consommation française de diesel sur trois mois. La contribution française porterait exclusivement sur du gazole déjà raffiné, prêt à être distribué.
Le dispositif repose sur le coût d’achat des stocks, constitués avant la flambée des cours. Ce coût est estimé à 28 centimes le litre, contre environ 1,10 € sur le marché actuel, hors taxes et distribution. L’État entend mettre ce carburant moins coûteux à disposition des distributeurs. Encore faut-il que l’économie soit répercutée à la pompe pour que les automobilistes en bénéficient.

À conditions de marché inchangées, la baisse visée ramènerait le prix moyen entre 2,17 et 2,23 € le litre. Un plein de 50 litres coûterait alors 6 à 9 € de moins. Il ne s’agit pas d’un tarif annoncé : les modalités de distribution restent à préciser et les cours internationaux peuvent modifier le résultat.
Le précédent du printemps illustre aussi l’écart possible entre l’annonce et la livraison. Sur les 14,5 millions de barils dont la mobilisation avait été annoncée en mars, seuls 1,7 million avaient été libérés fin avril. Cette fois, le gouvernement promet de contrôler la répercussion des économies.
Les 9 centimes déjà gagnés en moyenne européenne ne s’ajoutent donc pas automatiquement aux 12 à 18 centimes visés en France. La première baisse est constatée; la seconde dépend encore de la mise en œuvre du dispositif et du marché.




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