Mercedes à Singapour ne disposera pas de gilets refroidissants fiables pour ses pilotes, alors que la FIA a déclaré un risque de chaleur et que George Russell partira du fond de grille.

Mercedes à Singapour privilégie sa monoplace
À Marina Bay, George Russell et Kimi Antonelli devront composer avec ce choix. Mercedes n’a pas consacré les ressources nécessaires à la fiabilisation des gilets refroidissants, préférant les réserver au développement de la voiture. Bradley Lord, directeur adjoint de l’écurie, assume cet arbitrage sous le plafond budgétaire.
La FIA a pourtant prévu une exemption pouvant atteindre 125 000 dollars pour développer ces dispositifs. Il ne s’agit pas d’un financement automatique : 50 000 dollars sont liés à un système capable de fonctionner pendant toute la course, auxquels peuvent s’ajouter 75 000 dollars pour un gilet jugé suffisamment confortable. Pour obtenir l’exemption, l’équipe doit d’abord investir et démontrer que sa solution remplit ces critères.
Mercedes a estimé que cette enveloppe ne garantissait pas une solution fiable. Les premières versions présentaient deux limites : un refroidissement parfois trop bref et des tuyaux susceptibles de gêner le pilote dans un cockpit exigu.
George Russell aurait pourtant souhaité porter le gilet en Malaisie, puis à Singapour. Il en a déjà utilisé un et le considère utile lorsqu’il fonctionne. « Nous ne porterons pas le gilet : nous n’avons pas investi pour le rendre assez fiable », a expliqué le Britannique.
En Malaisie, Russell avait demandé à la FIA une enveloppe plus généreuse ou un fournisseur commun. Il proposait ainsi une réponse collective à la chaleur, après notamment les difficultés rencontrées par plusieurs pilotes au Qatar en 2023.
Le système reste obligatoire, pas le gilet
Les prévisions pour Singapour ont dépassé le seuil réglementaire de 31 °C d’indice de chaleur, ce qui a conduit la FIA à déclarer un risque de chaleur. Les équipes doivent donc installer les composants du système de refroidissement dans leurs monoplaces.
Le port du gilet reste toutefois facultatif pour le pilote. S’il choisit de s’en passer, 0,5 kg de lest doivent être embarqués. Mercedes reste donc tenue d’installer l’équipement réglementaire, même si ses pilotes ne portent pas le gilet.
L’écurie met aussi en avant les progrès du refroidissement du cockpit depuis Singapour 2024, où Russell et Lewis Hamilton avaient souffert de la chaleur. Selon Lord, les pilotes ont été consultés et acceptent ce compromis. « Les pilotes privilégieront toujours la performance au confort », estime-t-il.
Pour Russell, cette contrainte s’ajoute à une pénalité moteur. Après son abandon en Malaisie et le changement de moteur qui a suivi, il devra remonter depuis le fond de grille. Mercedes mise donc sur l’amélioration du refroidissement de l’habitacle, sans avoir consacré les ressources nécessaires à un gilet fiable.





Commentaires 0
Modérés avant publication