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Affaire Inter Dépannage : 15 renvois demandés

Le parquet de Paris demande le renvoi de 15 personnes dans l’affaire Inter Dépannage, dont une majorité de policiers. Le dirigeant est soupçonné d’avoir accordé des véhicules, des réparations et des cadeaux en échange de services protégeant ses intérêts professionnels.

Des véhicules stationnés dans une fourrière. Actualités
© Clément Dorval/Ville de Paris

Le parquet demande le renvoi de 15 personnes dans l’affaire Inter Dépannage, un dossier de corruption présumée mêlant voitures offertes, réparations gratuites et cadeaux à des policiers.

L’affaire Inter Dépannage met notamment en cause plusieurs policiers, soupçonnés d’avoir bénéficié des largesses du patron de l’entreprise de fourrière.
L’affaire Inter Dépannage met notamment en cause plusieurs policiers, soupçonnés d’avoir bénéficié des largesses du patron de l’entreprise de fourrière. — © Clément Dorval/Ville de Paris

Longtemps incontournable sur le marché des fourrières parisiennes, l’entreprise est au cœur d’une enquête sur les liens entre son patron et certains fonctionnaires. En octobre 2025, Chafic Alywan était déjà mis en examen pour corruption, faux et blanchiment. Neuf policiers étaient également poursuivis pour corruption.

Le parquet de Paris demande désormais le renvoi de 15 personnes, dont une majorité de policiers : douze devant le tribunal correctionnel et trois dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Le réquisitoire détaille les avantages que le dirigeant aurait accordés. Une Twingo aurait ainsi été offerte pour les 18 ans de la fille d’un policier. Il mentionne aussi un Range Rover acquis à prix avantageux, des Bmw ou Mercedes prêtées gratuitement, des réparations prises en charge et une Rolex.

Selon l’accusation, ces avantages auraient servi à consolider un réseau utile aux activités de l’entreprise. Le parquet décrit un « système de corruption généralisé ».

Les entreprises de fourrière interviennent à la demande des forces de l’ordre, une proximité opérationnelle qui donne un relief particulier aux soupçons visant Inter Dépannage.
Les entreprises de fourrière interviennent à la demande des forces de l’ordre, une proximité opérationnelle qui donne un relief particulier aux soupçons visant Inter Dépannage. — © DR

Un réseau qui aurait protégé les intérêts d’Inter Dépannage

Les liens avec certains policiers auraient eu des conséquences concrètes pour le patron de fourrière. Deux fonctionnaires sont notamment soupçonnés de lui avoir réservé un traitement de faveur lorsqu’il venait déposer plainte.

Un autre était chargé d’autoriser les agréments des fourrières dans les Hauts-de-Seine, une fonction directement liée à l’activité du dirigeant. Lui aussi aurait reçu des cadeaux. Par ailleurs, des fichiers policiers auraient été consultés pour obtenir des informations sur des personnes considérées comme des « opposants » à Chafic Alywan.

Ces services auraient permis au dirigeant de défendre ses intérêts professionnels dans un secteur où les forces de l’ordre jouent un rôle central dans l’enlèvement des véhicules. Le renvoi demandé par le parquet doit encore être décidé. Les personnes mises en cause demeurent présumées innocentes.

Le départ d’Inter Dépannage n’a pas mis fin aux soupçons autour des fourrières parisiennes : son successeur DLA fait désormais l’objet d’une enquête distincte.
Le départ d’Inter Dépannage n’a pas mis fin aux soupçons autour des fourrières parisiennes : son successeur DLA fait désormais l’objet d’une enquête distincte. — © Image générée par IA
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Le successeur également visé par une enquête distincte

Inter Dépannage a depuis perdu le marché parisien. Son successeur, DLA, a fait l’objet de deux perquisitions en 2026 dans une enquête distincte pour « faux, abus de bien social et travail dissimulé ».

Les soupçons portent notamment sur des véhicules confiés par l’État pour destruction, qui auraient été retrouvés à l’étranger et remis en circulation. Le dirigeant de DLA conteste ces accusations et dénonce les agissements de concurrents souhaitant récupérer le marché.

Rien ne permet de relier les deux affaires. Leur succession soulève néanmoins la question du contrôle des entreprises privées chargées de l’enlèvement, de la garde et parfois de la destruction des véhicules.

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Marion

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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