Le monde ouvert d’Assetto Corsa Evo doit arriver avec la mise à jour 0.10 et les routes de l’Eifel reproduites à l’échelle 1:1, mais son déploiement restera progressif.
Le Nürburgring ne se résume pas à son circuit. Les routes sinueuses, les villages et les paysages vallonnés qui l’entourent font aussi partie de son attrait pour les passionnés. Cette ambiance, Kunos Simulazioni cherche à la transposer dans sa simulation. Dévoilée le 7 octobre 2026, la présentation de 14 minutes donne un premier aperçu prolongé de ce terrain de jeu, pensé pour emmener les voitures de route ailleurs que sur des circuits.
Un monde ouvert attendu depuis 2024
Annoncée dès la fin de l’année 2024, cette fonctionnalité devait être proposée partiellement à partir de l’été 2025. Le calendrier a largement glissé : il aura finalement fallu attendre octobre 2026 pour découvrir une longue présentation des routes virtuelles autour du Nürburgring. Pendant ce temps, la phase d’accès anticipé du jeu continue de se prolonger.
Ce retard s’inscrit dans un développement déjà compliqué. Plusieurs éléments qui devaient rapprocher le titre d’un « Gran Turismo du PC » ont été abandonnés. L’optimisation reste également un point faible, surtout pour les joueurs équipés d’un casque de réalité virtuelle ou d’une configuration informatique modeste. Avec un environnement plus vaste, la simulation devra relever un défi supplémentaire.

La prochaine étape est néanmoins proche. Les visiteurs de la SimRacing Expo pourront découvrir le monde ouvert du 16 au 18 octobre 2026, à Francfort. Son intégration au jeu est ensuite prévue avec la mise à jour 0.10, attendue quelques jours après le salon.
Toute la région reproduite ne sera pas accessible d’emblée. Kunos prévoit une mise à disposition progressive, plutôt qu’un lancement ouvrant immédiatement l’ensemble du territoire.
Le monde ouvert d’Assetto Corsa Evo change de décor
La promesse repose sur une reproduction à l’échelle 1:1 d’une large portion de l’Eifel. Marco Massarutto, cofondateur de Kunos Simulazioni, présente un environnement qui reprend les reliefs, les paysages verdoyants et les villages de cette région. Au-delà des kilomètres supplémentaires à parcourir, l’objectif est de retrouver un cadre géographique identifiable autour du Nürburgring.
Les routes ne traversent pas un décor figé : des personnages non joueurs et des animaux participent à l’animation des lieux. Pour une expérience de balade, cette dimension compte davantage que dans une session centrée sur le chrono en circuit.

Ce changement de cadre donne aussi une autre utilité au catalogue de voitures de route. La Mini Cooper S originelle, la Honda NSX Type R, l’Alpine A110 de deuxième génération ou la Ferrari Daytona SP3 pourront être appréciées dans un contexte différent. Une petite sportive et une supercar n’y offriront pas la même expérience de conduite.
De nouveaux modèles devraient accompagner cette étape. Largement mise en avant dans la présentation, la Lamborghini Temerario figure parmi les nouveautés attendues, tout comme la Morgan 3-Wheeler. Les créations des amateurs, les « mods », enrichissent également le jeu. Leur nombre augmente, mais leur qualité reste très variable : toutes ne constituent donc pas un prolongement équivalent du contenu officiel.
Une balade qui conserve les exigences de la simulation
Le monde ouvert ne signifie pas qu’Assetto Corsa Evo passe à une conduite d’arcade. La physique reste réaliste et exigeante, avec des différences sensibles entre les voitures. Les dégâts pourront être importants : traverser une barrière ou heurter un arbre ne devra pas être considéré comme une simple péripétie sans conséquence.
La présentation montre aussi des escapades hors du bitume, avec un Mercedes Classe G qui ne figure pas encore parmi les véhicules disponibles. Cette possibilité élargit les usages du terrain sans changer la nature du jeu : l’exploration reste soumise aux contraintes de la simulation.

Un volant sera donc préférable à une manette pour profiter de cette conduite. Le retour de force du titre est globalement apprécié, même si les sensations dépendent du matériel et des préférences de chacun. L’ouverture des routes ne rendra pas cet aspect moins important.
Il n’est toutefois pas nécessaire de viser un cockpit particulièrement coûteux. Des volants relativement abordables, comme le Logitech RS50, peuvent déjà procurer de bonnes sensations. Mieux vaut disposer d’un équipement adapté à cette physique que faire de la balade un prétexte à une installation démesurée.
Les activités et les performances seront décisives
La fidélité du décor constitue l’argument le plus visible de cette présentation. Les activités proposées au-delà de l’exploration sont moins détaillées : les contre-la-montre et la simple balade occupent l’essentiel de ce qui est montré. Difficile, dès lors, de se faire une idée précise de leur diversité à long terme.
Découvrir les villages et essayer plusieurs voitures peut nourrir les premières sessions, mais l’intérêt durable dépendra aussi des raisons de revenir sur ces routes. Si la présentation permet de comprendre le cadre et le type de conduite, elle montre moins comment les joueurs pourront organiser leurs sessions au fil du temps.

L’accès sera possible en solo comme en multijoueur dès la prochaine mise à jour. Le déploiement progressif implique toutefois que l’expérience ne sera pas complète d’emblée : cette première ouverture ne marquera pas l’aboutissement du monde ouvert annoncé par le studio.
Les performances pèseront tout autant. Un territoire étendu et animé pourrait accentuer les difficultés d’optimisation déjà rencontrées, notamment en réalité virtuelle ou sur les configurations modestes. Pour Assetto Corsa Evo, réussir cette étape ne se limitera donc pas à reproduire les routes de l’Eifel : leur exploration devra aussi rester fluide et conserver son intérêt après les premières découvertes.






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