Le Bmw Z4 Final Edition sDrive 30i conserve son agrément, mais cet exemplaire équipé approche 100 000 € clés en main.
La production du Z4 G29 s’est arrêtée en mai 2026 à l’usine Magna Steyr de Graz, en Autriche. Cette série spéciale accompagne donc la fin du roadster deux places. Sous son long capot, pas de six-cylindres pour cette version. Le quatre-cylindres turbo a toutefois de solides arguments. On ne peut pas regarder sa mécanique sans regarder aussi son budget.
Du noir, du rouge et des jantes en option
Avec plus de 4,30 m de long, le Z4 reste imposant pour un roadster deux places. Son capot généreux, ses ailes musclées et ses larges naseaux ont bien résisté aux années. Les éléments aérodynamiques Air Breather des ailes avant prolongent ce dessin sportif. À l’arrière, on retrouve un large diffuseur, deux sorties d’échappement et un becquet intégré à la malle.
La Final Edition reçoit de série la teinte BMW Individual Frozen Black métallisé. Le contour de calandre noir brillant et la grille à motif en nid d’abeille renforcent cette présentation sombre. Les étriers de freins M rouges ressortent nettement sur cet ensemble.
Les jantes de 19 pouces style 799 M, bicolores noires à rayons, restent optionnelles. Elles coûtent 1 100 € et constituent la seule option extérieure de cet exemplaire. La personnalité de cette série spéciale tient surtout à sa finition noire et à ses touches rouges. Les lignes du roadster ne sont pas bouleversées.

Une présentation soignée, mais tout n’est pas inclus
Les seuils de portes badgés Final Edition annoncent la couleur. Les sièges M Sport à appuie-tête intégrés sont de série, comme la sellerie cuir et Alcantara. Le volant M reçoit lui aussi un habillage en Alcantara. Les surpiqûres rouges parcourent les sièges, les contre-portes, la planche de bord et les accoudoirs.
Sauf que tout n’est pas inclus. Les réglages électriques des sièges, le soutien lombaire et le chauffage restent facturés en supplément.
Le poste de conduite évoque celui de la Série 3 avant son dernier restylage. Le système multimédia est orienté vers le conducteur. Il conserve surtout la molette iDrive en complément de l’écran tactile. Elle permet de naviguer dans les menus sans devoir systématiquement toucher l’écran.

La finition reste à la hauteur du positionnement premium. Les rangements, eux, rappellent les contraintes d’un roadster. Les bacs de portes sont trop étroits pour de petites bouteilles. Utiliser les porte-gobelets impose aussi de laisser un accoudoir ouvert. Derrière les sièges, un filet permet de déposer quelques objets. Un petit espace près de la trappe à skis complète ces rangements.
La capote se manœuvre en dix secondes. Elle fonctionne aussi en roulant jusqu’à 50 km/h. De quoi faciliter une ouverture improvisée ou une fermeture à l’arrivée d’une averse. Entre les arceaux, un saute-vent réduit les turbulences quand le toit est replié.
Pour un départ en week-end, on garde un atout pratique : le coffre conserve ses 281 litres, capote ouverte ou fermée. Rouler à ciel ouvert ne réduit donc pas la place disponible pour les bagages.

Le quatre-cylindres a de vrais arguments
Le sDrive 30i est la version quatre-cylindres la plus puissante du Z4. Son 2,0 litres turbo développe 258 ch. Une boîte automatique Steptronic à huit rapports transmet cette puissance aux seules roues arrière. Cette mécanique se passe d’hybridation et conserve un système Stop & Start classique.
Dès le démarrage, un petit coup de gaz audible à l’échappement donne le ton. La configuration reste celle attendue d’un roadster BMW : moteur avant et propulsion.

Le Z4 sDrive 30i pèse 1 545 kg. Il abat le 0 à 100 km/h en 5,4 secondes. Côté performances, le quatre-cylindres n’a donc rien d’un choix par défaut. Ses 400 Nm apportent aussi des relances vigoureuses. Un atout pour profiter de la voiture sans rechercher constamment les hauts régimes.
Le six-cylindres du M40i garde ses avantages : davantage de rondeur, des performances supérieures et une sonorité plus séduisante. Le 30i lui répond avec un agrément mécanique déjà convaincant. On choisit donc autant un caractère moteur qu’une capacité à accélérer fort.

L’autobloquant, une option qui compte dans les virages
La bonne répartition des masses participe à la précision du train avant et à l’équilibre général. Le Z4 associe une mécanique suffisamment énergique à un châssis qui donne envie de profiter des virages. La monte en Michelin Pilot Super Sport complète cet ensemble.
Le différentiel autobloquant M Sport coûte 1 450 € et mérite une attention particulière parmi les options. Habituellement réservé au M40i, il améliore ici l’adhérence et l’agilité dans les virages serrés. Pour un usage sportif, on voit son intérêt plus direct qu’un équipement de confort supplémentaire.
Le sDrive 30i garde donc l’essentiel de l’attrait du Z4. Une propulsion équilibrée, avec un moteur qui permet déjà d’exploiter son châssis. Le six-cylindres ajoute du caractère, sans rendre cette version moins plaisante.
Options et malus font grimper la facture
Le tarif catalogue du Z4 sDrive 30i Final Edition était de 64 250 €. L’exemplaire présenté ajoute 16 960 € d’options. Ce montant change sensiblement son positionnement financier.
Le pack Innovation coûte à lui seul 3 950 €. Il regroupe notamment l’alarme antivol, le régulateur de vitesse actif et les aides à la conduite Driving Assistant. Il comprend aussi l’affichage tête haute, les projecteurs Advanced Full LED et les feux de route anti-éblouissement.
La fiscalité pèse lourd, elle aussi. Les émissions de CO2 atteignent 165 g/km. Le malus s’élève à 17 707 €. La carte grise coûte ici 898,76 € en région parisienne. Résultat : la facture clés en main atteint 99 815,70 € pour cet exemplaire. Le niveau d’émissions est pourtant similaire à celui du sDrive 20i. Cette version moins puissante utilise la même architecture moteur.

L’occasion ne fait pas nécessairement tomber le budget très bas. Dans le réseau BMW, un Z4 sDrive 30i M Sport de 2025 coûte généralement autour de 80 000 €. La faible diffusion du modèle rend les exemplaires récents rares. Elle contribue aussi à limiter leur décote.
Cette Final Edition préserve les qualités du roadster, jusque dans sa motorisation quatre-cylindres. On ne bute donc pas d’abord sur l’absence de six-cylindres. Le principal frein reste le prix, une fois les options et la fiscalité ajoutées.







Commentaires 0
Modérés avant publication