Avec la Polestar 4, le constructeur et des chercheurs de l’université d’Oxford cherchent à mesurer le plaisir de conduite en croisant télémétrie, réactions physiques et témoignages des conducteurs.

Un protocole qui mesure aussi les réactions du conducteur
Une fiche technique ne dit pas tout des sensations au volant. Pour aller au-delà des accélérations et des chronos, Polestar s’est associé à des chercheurs de l’université d’Oxford afin de bâtir un baromètre de l’expérience de conduite. L’objectif : relier le comportement de la voiture au ressenti du conducteur.

L’expérience a réuni douze volontaires sur le circuit de Gotland, en Suède. Chacun a pris le volant de deux Polestar 4, une propulsion et une version à quatre roues motrices, à rythme modéré puis dynamique.
Les chercheurs ont enregistré la puissance utilisée, l’accélération, les forces G et les temps au tour. Ils ont ensuite rapproché ces données des réactions physiques des participants : rythme cardiaque, dilatation des pupilles, fréquence des clignements des yeux et durée de fixation du regard.
La Polestar 4 intégrale mieux notée, au-delà des performances
En conduite dynamique, le rythme cardiaque se modifiait, les pupilles se dilataient et les clignements devenaient moins fréquents. Le regard se fixait aussi plus longtemps. Des entretiens ont ensuite permis de confronter ces mesures aux sensations exprimées par les conducteurs, sans réduire leur expérience à une réaction physiologique.

Le protocole aboutit à deux notes sur 100 : l’une globale, l’autre consacrée à la conduite dynamique. La propulsion obtient 77,9/100 au global et 67,7/100 en conduite dynamique. La version intégrale atteint respectivement 93/100 et 89,2/100.
Sa puissance presque doublée et ses performances supérieures ont contribué à cet écart. Les chercheurs mettent aussi en avant la confiance, la prévisibilité des réactions et la réactivité de la voiture. Le sentiment de contrôle compte donc dans l’évaluation, au même titre que la vitesse atteinte.
Max Klapow, chercheur à Oxford, résume cette approche : « La performance ne se résume pas à aller plus vite. Il s’agit d’offrir au conducteur un sentiment de confiance et de contrôle grâce à des réactions prévisibles du véhicule. »
Ce baromètre rapproche ainsi les mesures du ressenti au volant. Sa portée reste toutefois celle d’une expérience menée avec douze participants et deux versions d’un même modèle, dans le cadre d’un projet initié par le constructeur.





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