Le redressement reste fragile chez Nissan. En février 2026, le groupe japonais a vu ses ventes Nissan reculer de 7,4 % sur un an, à 245.601 véhicules dans le monde, en incluant Nissan et Infiniti. Le Japon a bien limité la casse avec 41.362 unités, en légère hausse, mais cela n’a pas compensé le repli nettement plus marqué à l’international, où les volumes ont chuté de presque 9 % à 204.239 véhicules.
Un début d’année encore contrasté
Sur les deux premiers mois de 2026, le bilan est un peu moins sévère, sans vraiment dissiper les doutes. Les ventes Nissan mondiales progressent de 0,4 %, à 518.383 unités. Mais derrière cette quasi-stabilité, les contrastes restent forts : le Japon recule de 5,2 % à 76.649 véhicules, tandis que l’international cède 3,2 % à 421.645 unités.
Les écarts se creusent selon les régions. En Chine, les ventes baissent de 2 % à 75.424 unités sur la période. L’Amérique du Nord tient mieux, avec une progression de 1,3 % à 218.047 véhicules. Dans le détail, les États-Unis avancent légèrement à 157.741 unités, et le Mexique grimpe de presque 8 % à 45.180 unités. Le décrochage le plus net vient d’Europe, où les livraisons plongent de 25 % à 44.911 véhicules. Les autres marchés reculent eux aussi, de presque 6 %, à 78.673 unités.
Production : le Mexique pèse lourd
Le coup de frein ne concerne pas seulement les ventes. Depuis le début de l’année, la production mondiale du groupe a diminué de 11 % à 428.203 véhicules. Au Japon, le recul atteint 7,3 % avec 96.705 unités produites. Hors du pays, la baisse dépasse 12 %, à 331.498 véhicules.
Deux sites évitent toutefois une dégradation encore plus lourde. La production aux États-Unis progresse de plus de 14 % à 94.741 unités, et le Royaume-Uni gagne 5 % à 50.838 unités. En face, le Mexique efface largement cette dynamique avec une chute de 32 % à 82.329 véhicules. Nissan a restructuré sa production régionale après l’introduction de droits de douane à l’importation aux États-Unis l’an dernier. Dans les autres pays, les volumes cumulés ont aussi reculé de plus de 23 %, à 41.114 unités.
Les exportations japonaises repartent
Dans cet ensemble morose, un indicateur repart dans le bon sens. Les exportations depuis le Japon ont augmenté de 17 % sur les deux premiers mois de 2026, à 61.943 véhicules. Les expéditions vers l’Amérique du Nord montent de 16 % à 28.444 unités. Vers les autres marchés, elles progressent de plus de 19 % à 33.499 unités.
Le contraste reste donc très net. Les volumes mondiaux tiennent encore sur le début d’année, mais février a clairement marqué un coup d’arrêt. Entre la faiblesse européenne, la réorganisation industrielle au Mexique et une demande mondiale toujours inégale, Nissan aborde le printemps avec un équilibre précaire.
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