Colton Herta peine à concrétiser sa vitesse en Formule 2, une difficulté que Bruno Michel attribue à une transition depuis l’IndyCar dont les exigences ont été sous-estimées.
Avec 26 points et la 19e place du championnat, l’Américain connaît une première campagne européenne compliquée. Pour le patron de la F2, ce bilan ne constitue pourtant pas un verdict sur ses capacités : il traduit surtout les obstacles rencontrés en changeant de championnat et de méthodes de travail.
« Peut-être que lui comme nous avons sous-estimé la différence d’environnement de travail par rapport aux équipes d’IndyCar », a confié Bruno Michel à AS. Malgré ses neuf victoires en IndyCar, Herta doit passer par cet apprentissage. Les habitudes qui ont fonctionné aux États-Unis ne se transposent pas automatiquement à un week-end de F2.
Michel pointe notamment les qualifications. Avec un temps de roulage limité, la marge est mince pour comprendre le comportement des pneus et choisir le bon moment pour tenter un tour décisif. Herta ne doit donc pas seulement trouver de la vitesse, mais aussi apprendre à l’exploiter dans un cadre différent.
L’enjeu dépasse son classement actuel. Son objectif reste de décrocher, à terme, une opportunité en F1 avec Cadillac, dont il découvre également les méthodes à travers son programme d’essais libres. Sa position au championnat donne une mesure du travail encore nécessaire, sans rien annoncer concernant un futur baquet.
Toujours aux côtés du pilote américain, Michel espère le voir terminer la saison sur une note positive. Dans l’immédiat, la priorité est de progresser en qualifications pour aborder les courses depuis une meilleure position sur la grille. La suite de son adaptation passe par là.





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