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F1 2026 : Domenicali répond aux critiques

À Melbourne, Stefano Domenicali défend la F1 2026 face aux critiques et appelle à laisser la nouvelle formule faire ses preuves. La complexité de la gestion d’énergie inquiète aussi les pilotes, comme Esteban Ocon. Le patron de la F1 met en avant l’arrivée de constructeurs et la possibilité d’ajuster rapidement si besoin.

F1 2026 : Domenicali répond aux critiques F1
MELBOURNE, AUSTRALIA - MARCH 06: Isack Hadjar of France driving the (6) Oracle Red Bull Racing RB22 Red Bull Ford on track during practice ahead of the F1 Grand Prix of Australia at Albert Park Grand Prix Circuit on March 06, 2026 in Melbourne, Australia. (Photo by Sam Bagnall/Sutton Images) // Getty Images / Red Bull Content Pool // SI202603060227 // Usage for editorial use only //

La F1 2026 n’a pas encore tourné une roue en conditions réelles que les débats sont déjà à plein régime. Dans le viseur : la refonte réglementaire, contestée notamment par Max Verstappen. À Melbourne, Stefano Domenicali a décidé de couper court aux procès d’intention. Pour le patron de la F1, juger avant d’avoir vu le « test grandeur nature » n’a tout simplement pas de sens.

Domenicali appelle à arrêter de « parler mal »

Le message est frontal. « C’est mal, en termes généraux, de parler mal d’un monde incroyable qui permet à chacun d’entre nous de grandir », a lâché Stefano Domenicali. Face à Sky Sports, l’Italien martèle la même idée : le nouveau règlement doit d’abord avoir l’occasion de prouver ce qu’il vaut. « C’est la seule chose que je dirais qui n’est pas juste », ajoute-t-il, tout en rappelant qu’il « écoute toujours avec prudence ».

Derrière la polémique, Domenicali défend une lecture très simple de la suite : c’est l’évolution du pilotage qui fera la différence. « Il y a une évolution de la conduite, cela signifie que le meilleur pilote pourra être le plus rapide », estime-t-il. Et si les chronos doivent reculer au début, ce n’est pas, à ses yeux, le sujet central.

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Une F1 plus complexe, même pour les pilotes

Le vrai nœud, c’est la complexité. Gestion d’énergie, lisibilité pour le public, et même besoin d’inventer des « noms de mode » pour résumer ce que fait la voiture : la discipline s’apprête à entrer dans une zone plus technique, plus chargée, et donc plus difficile à raconter.

Les fans ne sont pas les seuls à chercher le mode d’emploi. Esteban Ocon ne tourne pas autour du pot : « Il se passe beaucoup de choses. Il y a beaucoup de détails et de complications. Pour être honnête, ma tête va exploser là, avec la quantité d’informations. C’est beaucoup à encaisser, mais c’est ce qu’on doit faire en tant que pilotes. »

Domenicali, lui, s’en tient à une ligne volontairement optimiste. « Je me sens bien », insiste-t-il, convaincu que la F1 doit renvoyer un signal constructif. Il se félicite de l’ambiance à Melbourne, parlant d’une foule « incroyable » et « passionnée », et dit percevoir « une nouvelle étape » dans l’attractivité auprès des plus jeunes.

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Constructeurs, carburant durable et ajustements possibles

Cette refonte, Domenicali la raccroche d’abord à l’industrie. Objectif affiché : attirer davantage de constructeurs. Audi arrive pour ses débuts en F1, Honda est revenu sur sa décision initiale de partir, et pour GM, il faudra encore patienter quelques années avant de le voir sur la grille.

« Cette année, nous introduisons une nouvelle unité de puissance pour une raison évidente depuis quelques années : nous voulions attirer plus de constructeurs », explique Domenicali. Il met aussi en avant le carburant durable comme argument clé, avec une ligne claire à destination des industriels : la mobilité ne se limite pas à l’électrification.

Reste le timing, qui cristallise une partie des critiques. Beaucoup jugent le changement malvenu, alors que 2025 avait vu les équipes se rapprocher et offrir certaines des meilleures courses. Domenicali, lui, estime que la convergence reviendra. Et il entrouvre la porte à des corrections rapides si le terrain l’impose : « Si nous voyons quelque chose qui doit être traité, nous allons le traiter de la bonne manière », assure-t-il, en rappelant que des discussions ont déjà eu lieu avec la FIA et les équipes.

La F1 2026 se retrouve donc face à un double défi : convaincre en piste que le spectacle est bien là, tout en rendant cette complexité digeste. Domenicali mise sur l’évolution technique, l’arrivée de constructeurs et la capacité de la discipline à corriger vite ce qui doit l’être.

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Louis

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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