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F1 2026 : Red Bull conteste les soupçons de faille sur le taux de compression et annonce une réunion FIA

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Une polémique avant même les premiers tours de roue

Alors que la saison 2026 n’a pas encore vraiment commencé, avec seulement deux livrées dévoilées, trois si l’on compte une version camouflage de Cadillac à Barcelone, la nouvelle ère technique traîne déjà son lot de controverses. Des images « sombres et floues » d’une Cadillac ont aussi circulé, sans pour autant lever les doutes.

Au cœur des discussions, une accusation revient : Mercedes et Red Bull auraient trouvé le moyen d’exploiter une faille du règlement moteur. L’objectif supposé serait de gagner en performance, jusqu’à 15 chevaux selon les rivaux, soit environ 0,3 seconde au tour, tout en améliorant l’efficacité énergétique.

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Réunion FIA annoncée après les plaintes des concurrents

Après des plaintes formulées par des équipes rivales, tous les motoristes sont convoqués à une réunion avec la FIA la semaine suivante. L’idée affichée est claire : éviter que l’ouverture de saison à Melbourne ne se transforme en festival de protestations.

Audi, Ferrari et Honda ont fait part de leurs inquiétudes. D’après eux, alors que le taux de compression est plafonné à 16,0, Mercedes et Red Bull auraient trouvé une façon de répondre aux exigences lors des contrôles à température ambiante, puis de voir ce ratio augmenter une fois que les conditions se réchauffent.

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Présent lors de la présentation des livrées des équipes Red Bull, Ben Hodgkinson, responsable moteur, a cherché à relativiser la portée des accusations. Il parle d’« une certaine nervosité » chez plusieurs motoristes, tout en disant ne pas savoir « à quel point il faut écouter » ces affirmations, qu’il considère en grande partie comme du « bruit ».

Hodgkinson, arrivé chez Red Bull Powertrains en 2022 après vingt ans chez Mercedes HPP, insiste : « Ce que nous faisons est légal ». Il admet toutefois que l’équipe est allée « à la limite de ce que le règlement autorise », ajoutant qu’il serait « surpris » que les autres ne l’aient pas fait aussi.

Selon lui, l’issue la plus probable est assez simple : « Je m’attends à ce que tout le monde soit à 16, c’est vraiment ce que j’attends », a-t-il déclaré, estimant que cette controverse pourrait n’être que « beaucoup de bruit pour rien ».

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Le cadre réglementaire : mesure à température ambiante, conformité en permanence

Le débat s’appuie notamment sur deux passages du règlement. L’article C5.4.3 précise qu’aucun cylindre ne peut avoir un taux de compression géométrique supérieur à 16,0. La procédure de mesure doit être définie par chaque motoriste selon un document de référence FIA, réalisée à température ambiante, approuvée par le département technique de la FIA et intégrée au dossier d’homologation.

Mais l’article C1.5 rappelle également que les monoplaces doivent être conformes « dans leur intégralité à tout moment pendant une compétition ». C’est justement sur cette articulation, entre méthode de contrôle et exigence de conformité permanente, que se concentrent les soupçons.

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Mekies évoque un départ difficile, Hodgkinson refuse de se projeter

Indépendamment de la question de légalité, le directeur d’équipe Laurent Mekies a expliqué que Red Bull aurait « une montagne à gravir » et serait « derrière » ses rivaux en début de saison. Il prévient que les premiers mois pourraient être compliqués, avec « quelques nuits blanches » et des « maux de tête », et demande de la patience.

Mekies juge « naïf » d’imaginer qu’un projet construit depuis zéro, même avec le soutien de Ford, puisse arriver dès la première course au niveau d’acteurs installés « depuis de nombreuses années » : selon lui, l’équipe « sera derrière » au départ.

Hodgkinson ne partage pas cette lecture. Fort de 27 ans d’expérience, il dit travailler avec la conviction nécessaire, tout en rappelant qu’un ingénieur trop sûr de lui est « sur le point de perdre ». Pour lui, il faut toujours partir du principe qu’on est en retard, afin de pousser au maximum.

Il se dit confiant dans l’équipe et dans les installations, qu’il estime capables de devenir une référence, tout en rappelant que Red Bull reste un nouvel entrant : il a fallu construire des usines pendant que d’autres développaient déjà leurs moteurs. Quant à la capacité de revenir dès la première course, il reste mesuré : « Je ne sais pas. Il faudra attendre et voir. »

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Une pique envers Mercedes et l’attente des résultats

Interrogé sur l’idée que Mercedes aurait, comme en 2014, pris une avance décisive et donnerait le rythme dès le début, Hodgkinson répond que ce discours viendrait d’abord de Mercedes. Il reprend une expression attribuée à sa grand-mère : « une canette vide fait le plus de bruit ».

Il conclut en renvoyant au verdict de la piste, tout en reconnaissant la compétence de Mercedes en tant que motoriste, qu’il dit connaître « très, très bien » après y avoir travaillé vingt ans. Il affirme enfin avoir veillé à ce que ce qui est fait chez Red Bull soit réalisé « mieux » que par le passé.

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