Des données GPS qui frappent, malgré un contexte encore très précoce
Lors des essais de pré-saison 2026 à Bahreïn, Carlos Sainz estime que les premiers signaux pointent vers un avantage du groupe propulseur Red Bull Ford sur ses rivaux. Le pilote espagnol dit s’appuyer sur les données GPS consultées la veille, tout en rappelant qu’il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions définitives.
Selon lui, ce qui a été observé sur cette journée ressemble à un vrai pas en avant, et non à un simple gain marginal. À ce stade des essais, il parle d’une performance « très impressionnante ».
Un objectif : être au rendez-vous dès la première course du cycle 2026
Sainz souligne l’ampleur du défi : arriver dès la première course de la saison 2026, avec un règlement entièrement nouveau, un moteur inédit et de nouvelles équipes, tout en affichant immédiatement la meilleure combinaison de vitesse et de fiabilité.
Il ajoute que si Red Bull parvient à se présenter ainsi dès l’ouverture de ce cycle, il faudra saluer le travail accompli, au vu de ce qui a été aperçu la veille à Bahreïn.
Les propos de Toto Wolff replacés dans la chronologie des essais
Les déclarations de Sainz interviennent après des commentaires eux aussi positifs de Toto Wolff, formulés le mercredi précédant la journée d’essais évoquée par Sainz. Le patron de Mercedes avait alors affirmé que Red Bull fixait actuellement la référence.
Dans le même temps, une lecture plus sceptique peut rappeler que Sainz pilote une Williams motorisée par Mercedes, et voir dans cette convergence une façon d’accompagner le discours de Wolff, dans un contexte où la controverse autour de la légalité du groupe propulseur Mercedes reste persistante.
Réglages, batterie et boîte : l’intégration au cœur des nouvelles règles
Pour Sainz, l’enjeu central des nouvelles règles n’est pas de dissocier les paramètres, mais de les faire fonctionner ensemble. Il estime que Red Bull semble, à ce stade, avoir mieux équilibré le réglage de la voiture et l’utilisation de la batterie, sans imposer de compromis au pilote.
Il décrit un fonctionnement où le pilote suit les indications de la voiture, notamment sur la manière de rétrograder. L’accumulation de tours à Bahreïn doit alors servir à affiner les techniques, pour gagner en facilité de conduite et en performance. Il évoque plusieurs centaines de tours pour explorer les meilleures approches.
Une adaptation attendue et une trajectoire à moyen terme
Sainz insiste sur la nécessité de créer une boucle cohérente entre groupe propulseur, boîte de vitesses et préférences du pilote. Dès qu’un élément n’est pas aligné, des difficultés apparaissent, et chacun devra s’adapter pour trouver le bon fonctionnement.
En se projetant à deux ou trois ans, il estime que la tendance ira vers une intégration toujours plus complète. L’objectif sera d’éviter de laisser au pilote un choix à gérer, ou de lui demander de s’adapter en permanence, comme cela avait fini par s’imposer avec le précédent cadre réglementaire.





