Le 15 janvier 2026, Leclerc devance Norris au classement des temps
Le 15 janvier 2026, Charles Leclerc a devancé Lando Norris au classement des temps, alors que les pilotes continuaient de prendre leurs marques avec les monoplaces de F1 2026. La journée a, avant tout, été dédiée au roulage, à la collecte de données et à des exercices liés aux procédures de course.
Seize pilotes ont couvert 1 244 tours, soit environ une centaine de plus que la veille. Norris a été le plus assidu avec 149 tours, devant Leclerc (139) et Bearman (130). Les deux Racing Bulls ont cumulé 133 tours, tandis que les deux Williams en ont totalisé 131.
Plusieurs drapeaux rouges et des tests de reprise de course
La journée a été ponctuée de drapeaux rouges, provoqués par Sergio Perez, Valtteri Bottas et Pierre Gasly, Alpine enregistrant ainsi son deuxième drapeau rouge depuis le début de l’essai. Les sessions du matin et de l’après-midi se sont, elles, terminées par des « tests de reprise de course », en prévision de la nouvelle saison et de nouvelles procédures.
Un Virtual Safety Car a été suivi d’une intervention complète de la Safety Car, puis d’un drapeau rouge. Le test du matin a finalement été abandonné, tandis que celui du soir s’est déroulé comme prévu.
Antonelli et Hadjar limités, fuite hydraulique chez Red Bull
Parmi les contretemps, Kimi Antonelli a été immobilisé après seulement trois tours le matin, comme Isack Hadjar. Chez Red Bull, le problème a été attribué à une fuite hydraulique : Hadjar n’a bouclé qu’un tour avant la pause de midi, avant d’ajouter 87 tours l’après-midi.
Mercedes a maintenu son plan initial. George Russell a donc pris le volant l’après-midi, laissant Antonelli avec trois tours au compteur. La veille, l’Italien avait déjà perdu du temps de piste à cause d’un souci de suspension. Cette fois, un problème de groupe motopropulseur a entraîné un changement complet de moteur, juste avant la prise de relais par son coéquipier.
Une collecte de données intensive dès le début de journée
Dès la première phase, on a vu apparaître des râteaux aérodynamiques particulièrement imposants, notamment sur la Racing Bull, les équipes cherchant à extraire un maximum de données. Le travail s’est concentré sur des vérifications de réglages, l’exploration de conditions de mise au point et l’apprentissage des nouveaux modes.
La journée suivante devait rester orientée vers la fiabilité, avec l’idée de continuer à accumuler des tours plutôt que de viser des simulations de qualification.
Des voitures jugées difficiles : blocages et sorties de piste
Après des commentaires peu flatteurs de Lewis Hamilton la veille, les critiques sur les nouvelles monoplaces se sont poursuivies. Les pilotes ont connu de nombreux blocages de roues et excursions, les virages 1, 10 et 7 restant des points délicats.
« Pas très amusant, pour être honnête », a déclaré Max Verstappen. « Le bon mot, c’est gestion. En tant que pilote, la sensation n’est pas très Formule 1. Ça ressemble un peu à de la Formule E sous stéroïdes. »
« En tant que pur pilote, j’aime rouler à fond, et pour le moment, on ne peut pas conduire comme ça. (…) Beaucoup de ce que vous faites a un impact énorme sur l’énergie. Pour moi, ce n’est pas la Formule 1. Peut-être que c’est mieux de piloter en Formule E ! »
Leclerc : un meilleur temps matinal et un programme axé sur les relais
Leclerc a pris la piste peu après 10 heures, en lançant son programme sur le composé C3, seule spécification utilisée lors de la première partie de la journée. Il a bouclé 62 tours le matin, en variant les longueurs de relais pour évaluer le comportement des pneus sur une piste chaude, puis progressivement meilleure.
Son meilleur temps du matin a été de 1:34.273. Après la pause, d’autres composés ont été utilisés et le Monégasque a poursuivi la collecte de données sur de longs relais. L’après-midi, il a effectué 80 tours et a indiqué un meilleur personnel en 1:35.107.
Le pilote a expliqué avoir terminé son roulage pour ce premier test, en soulignant un programme mené sans incident et en rappelant que les temps au tour en essais restaient secondaires par rapport au travail de fond.
McLaren : aérodynamique, simulation et travail en trafic pour Norris
Lando Norris a piloté la MCL40 lors des deux sessions. La matinée a commencé par un programme de tests aérodynamiques, incluant l’utilisation de râteaux aérodynamiques, avant de passer à des relais plus longs, destinés à accumuler du kilométrage et à progresser sur les réglages.
L’après-midi a été davantage tournée vers la préparation course et la simulation, avec un programme mené à bien. Norris a pu expérimenter le comportement de la voiture dans le trafic et lors de manœuvres de dépassement, afin de mieux cerner ce que pourrait être la course sous le nouveau règlement. Mclaren a aussi réalisé des exercices d’arrêts aux stands en conditions réelles en fin de journée. Oscar Piastri devait reprendre le volant le lendemain, pour la troisième et dernière journée de ce premier bloc d’essais.
Gasly prudent, Williams satisfait de la compréhension de la voiture
Pierre Gasly a décrit une journée globalement positive, proche d’une centaine de tours, tout en précisant que le roulage de l’après-midi avait été écourté après l’apparition d’un élément jugé indésirable dans les données. Par précaution, Alpine a choisi de s’arrêter, estimant qu’il valait mieux rester prudent à ce stade avec une voiture nouvelle.
Chez Williams, le directeur technique Matt Harman a mis en avant un bon kilométrage et une exploration large de la fenêtre de fonctionnement, notamment sur la manière de piloter la voiture et le déploiement d’énergie selon les zones du circuit. Alex Albon a terminé neuvième au classement des temps, Carlos Sainz douzième. L’équipe a également indiqué être dans une situation favorable sur le plan des températures, tout en poursuivant l’analyse de l’attrition observée.





