En 2026, la gestion d’énergie en F1 2026 pourrait rapidement devenir le vrai arbitre du week-end. Pas sur tous les circuits, prévient Oscar Piastri, et c’est bien là le problème. Selon le tracé, il faudra parfois lever le pied bien plus souvent. Avec un risque évident : voir la course se jouer autant dans la stratégie énergétique que dans l’attaque en piste.
Un risque pour le spectacle : lever, temporiser, survivre
Les essais de pré-saison ont déjà donné un avant-goût de ce que certains redoutent dans le paddock. À Bahreïn, des séquences ont montré un pilote qui ralentit en ligne droite pour récupérer de l’énergie. Celui qui suit se décale, se met à hauteur… puis se retrouve à court d’énergie. L’action ne se décide plus seulement au freinage. Elle peut basculer sur la façon dont on gère ses watts.
Dans ce contexte, la répartition 50/50 entre thermique et électrique pourrait peser lourd sur certaines courses. Piastri insiste sur un point : la contrainte ne sera pas uniforme. Plus un circuit complique la récupération, plus ces comportements « anormaux » risquent de s’inviter dans le scénario.
Des circuits plus pénalisants que d’autres
Piastri s’appuie sur son travail en simulateur. « D’après les séances de simulateur que j’ai faites, c’est très différent », explique-t-il. À Bahreïn, il estime que, selon la façon dont on règle l’optimalité, il n’est pas nécessaire de faire beaucoup de lift and coast. En revanche, il anticipe un tableau bien plus contraignant à Melbourne, où, sans lever, « on se retrouverait à court d’énergie très, très vite ».
D’où vient cet écart ? « Tout dépend du dessin du circuit », poursuit-il. Piastri cite aussi Djeddah, et plus largement les pistes avec plusieurs longues lignes droites reliées par de grands virages. Dans ces zones, il devient « très difficile de récupérer ». Et c’est précisément là que les différences de gestion risquent de sauter aux yeux.
Une course d’ingénieurs ? La stratégie souvent décidée avant de rouler
Autre sujet soulevé par Piastri : le poids de l’équipe dans la gestion énergétique. Selon lui, dans beaucoup de cas, la stratégie se prépare et se programme en amont. À Bahreïn, il note par exemple qu’au virage 12, on peut « en faire un vrai virage si on le veut », mais que l’exercice est « beaucoup plus difficile que l’an dernier ».
Oui, il est possible d’ajuster en roulant, précise-t-il, mais la logique change : « ce n’est pas juste une gestion à l’accélérateur ». Pour lui, Melbourne « va avoir un aspect très différent », et ce sera « un défi pour nous tous ».
En filigrane, le message est limpide : d’un Grand Prix à l’autre, la gestion d’énergie en F1 2026 pourrait varier fortement. Et quand la récupération devient le facteur limitant, ce sont les réglages, les choix de déploiement et la préparation en amont qui prennent le dessus sur le pur combat roue contre roue.
Piastri prévient que la contrainte énergétique dépendra fortement des circuits, avec des pistes comme Melbourne ou Djeddah susceptibles d’exiger davantage de lift and coast. La répartition 50/50 thermique-électrique pourrait alors peser directement sur la façon de se dépasser… et sur le spectacle en piste.
Restez informé
Suivez-nous sur Google Actualités





