F1 Grand Prix of Las Vegas

Saison noire pour Hamilton chez Ferrari

Partager

Lewis Hamilton ne mâche plus ses mots. Après un nouveau week-end raté à Las Vegas, il parle de sa « pire saison » et ne cache plus sa frustration. Cette sortie brutale interroge sur la gestion de cette saison Hamilton chez Ferrari et sur la manière dont l’équipe tente de garder le cap malgré les critiques et la pression médiatique.

Une course à Las Vegas qui résume la saison

Dès le départ à Las Vegas, le décor est planté. Dans le chaos du premier tour, le pilote Ferrari fait pourtant le boulot. Parti 19e, il remonte jusqu’en 12e place en évitant les incidents. Mais après cet éclair, plus grand-chose à se mettre sous la dent et la suite de la saison Hamilton se reflète dans ce scénario figé.

Bloqué derrière Esteban Ocon puis Nico Hülkenberg, Hamilton ne progresse vraiment que grâce aux arrêts aux stands. Il pointe un temps 5e, mais sans jamais être en mesure d’attaquer la voiture devant lui. À l’arrivée, il ne termine que 10e, avant de gagner deux places sur tapis vert après la disqualification des deux McLaren. Un résultat comptable correct, mais sportivement décevant pour un septuple champion du monde.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

« Pire saison de ma carrière »: un Hamilton à bout

Face aux médias, Hamilton ne cherche pas à relativiser. Interrogé sur sa course, il répond simplement: « Terrible ». Puis il lâche cette phrase lourde de sens: « C’est la pire saison de ma vie. Peu importe ce que je fais, ça empire. » Difficile d’être plus clair sur son état d’esprit en cette fin de championnat.

Il explique tenter « tout, dans et hors de la voiture », mais dit ne rien retirer de positif de ce Grand Prix. « Zéro », tranche-t-il, même après avoir gagné dix places sur la piste. Il va jusqu’à anticiper encore « un ou deux mauvais week-ends » pour conclure l’année. Ces propos interviennent dans un contexte tendu, après les critiques publiques du président de Ferrari, John Elkann, et un article du Daily Mail le qualifiant de « déconnecté » et lui conseillant de prendre sa retraite.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Vasseur temporise et défend son pilote

Du côté de Ferrari, Fred Vasseur joue l’apaisement. Le patron de la Scuderia rappelle le contexte de ces déclarations, prononcées cinq minutes après l’arrivée dans la zone télé. Selon lui, c’est un moment où l’adrénaline et la déception prennent souvent le dessus, et il préfère des pilotes honnêtes et émotifs plutôt que des discours formatés.

Vasseur souligne que les derniers week-ends ont été « mathématiquement » très difficiles, entre abandon, pénalité et course compromise. Mais il insiste aussi sur le fait que certaines épreuves comme Mexico ou Austin ont été parmi les meilleures d’Hamilton en termes de performance pure. Pour lui, le vrai problème vient surtout d’un manque de week-ends « propres », perturbés par des pénalités, des contacts en piste ou des qualifications ratées.

Le Français reconnaît que l’orgueil d’Hamilton est touché et que Ferrari ne peut évidemment pas se satisfaire d’une 10e place à Vegas. Mais il ramène la situation à la réalité du sport de haut niveau: il faut analyser, se calmer et revenir plus fort dès la course suivante, en travaillant davantage sur la préparation du week-end et la cohérence d’ensemble avec l’équipe.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Entre frustration et reconstruction

Au final, cette « saison Hamilton » ressemble à un long bras de fer entre attentes immenses et réalité technique. Les résultats ne suivent pas, la pression médiatique monte, et les mots dépassent parfois la pensée juste après le drapeau à damier. Pourtant, du côté de Ferrari, on refuse l’idée d’un naufrage total et l’on insiste sur la performance de base, jugée en progrès par rapport au milieu de saison.

La clé sera probablement de transformer cette frustration en énergie positive. Si Hamilton et Ferrari parviennent à retrouver des week-ends maîtrisés, sans pénalités inutiles ni erreurs en qualifications, la dynamique pourrait changer, même sans révolution technique. En attendant, cette année restera comme l’une des plus compliquées de la carrière du Britannique, sur le plan sportif comme psychologique.

Partager

À propos de l'auteur

Kaiizer

Quentin, rédacteur auto et amoureux du JDM: Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi, Lexus. Ici, je vous livre des essais “à hauteur de conducteur”, entre mesures fiables, anecdotes de route et conseils d’achat sans langue de bois.

Voir tous les articles

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *