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Trois conditions pour le titre de Kimi Antonelli à Austin

Le titre de Kimi Antonelli peut se décider à Austin le 25 octobre. Le pilote Mercedes doit gagner, tandis que George Russell doit terminer au mieux neuvième et Lewis Hamilton au mieux cinquième. Une deuxième place ne suffirait pas, même sans point marqué par Russell.

Kimi Antonelli au volant de sa monoplace Mercedes en Formule 1. F1
© Mercedes-Benz Grand Prix Ltd.

Le titre de Kimi Antonelli pourrait être décroché dès le GP des États-Unis, le 25 octobre, à condition de gagner à Austin et de voir George Russell terminer neuvième ou plus loin et Lewis Hamilton cinquième ou plus loin.

Sa troisième place à Singapour a porté le total du pilote Mercedes à 340 points. Il possède désormais 102 points d’avance sur son coéquipier George Russell, qui en compte 238. Avec 229 points et un retard de 111 unités, Lewis Hamilton reste lui aussi dans la course.

Antonelli a donc une première occasion de devenir champion du monde, mais son résultat ne suffira pas à lui seul. Informé de cette possibilité, il a répondu : « Je peux ? Vraiment ? Ne nous préoccupons pas de ça ! » Pour conclure à Austin, il devra réunir trois conditions simultanément.

Pourquoi le titre de Kimi Antonelli exige une victoire

Il reste six Grands Prix à disputer et 150 points à prendre pour chaque pilote. Austin se déroulera sans Sprint : la victoire y rapportera donc 25 points. Après cette course, les cinq dernières manches permettront encore d’en inscrire 125.

Pour être sacré au Texas, Antonelli doit repartir avec au moins 125 points d’avance sur chacun de ses derniers adversaires. Si l’écart atteint exactement ce seuil, il doit aussi avoir le départage en sa faveur. Une victoire porterait son total à 365 points et rendrait ce scénario possible.

Une deuxième place ne suffirait pas. Les 18 points correspondants porteraient Antonelli à 358 points. Même si Russell ne marquait rien, l’écart entre les deux pilotes Mercedes ne serait alors que de 120 points. Le championnat resterait ouvert, quel que soit le résultat de Hamilton.

Le sacre suppose également une course attribuant la totalité des points. En cas d’épreuve raccourcie, le maximum prévu pour le vainqueur serait de 19 points. Même face à un Russell sans point, Antonelli ne pourrait alors porter son avance qu’à 121 unités.

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Russell neuvième, Hamilton cinquième : les seuils décisifs

George Russell ne doit pas marquer plus de deux points. Une neuvième place porterait son total à 240 points, soit exactement 125 de moins qu’Antonelli si ce dernier s’impose. Dixième, Russell resterait à 126 points de son coéquipier; hors des points, son retard serait de 127 unités.

La huitième place changerait tout : elle rapporte quatre points et laisserait Russell à 123 points de son coéquipier. Il conserverait alors une possibilité mathématique de revenir, même avec Antonelli sur la plus haute marche du podium à Austin.

Pour Lewis Hamilton, le seuil se situe à la cinquième place. Les dix points qu’elle rapporte lui permettraient d’atteindre 239 points, soit un retard de 126 points sur un Antonelli victorieux. Une quatrième place le porterait à 241 points et ramènerait l’écart à 124 : assez pour empêcher le sacre.

Une victoire d’Antonelli, accompagnée d’une neuvième place de Russell et d’une cinquième place de Hamilton, suffirait donc. En revanche, une huitième place de Russell bloquerait le titre. Il en irait de même si Russell terminait hors des points, mais que Hamilton prenait la quatrième place.

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Le départage rend une avance de 125 points suffisante

Antonelli n’a pas besoin de 126 points d’avance sur Russell, car une égalité au championnat se départage d’abord au nombre de victoires en Grand Prix. Sur ce terrain, son avantage serait impossible à effacer après Austin.

Il compte actuellement huit succès, contre trois pour Russell. Une victoire au Texas porterait ce total à neuf. Même en remportant ensuite les cinq dernières courses pendant qu’Antonelli ne marquerait plus aucun point, Russell ne pourrait atteindre que huit victoires.

Avec un retard de 125 points, Russell pourrait donc encore égaler le total de son coéquipier, mais pas le battre au départage. Antonelli pourrait ainsi être titré avec Russell neuvième, sans devoir attendre un écart supérieur.

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Verstappen, Leclerc et Norris seraient éliminés par une victoire

Avant Austin, cinq pilotes peuvent encore rejoindre Antonelli au classement. Outre Russell et Hamilton, Max Verstappen compte 221 points, Charles Leclerc 215 et Lando Norris 201. Leurs retards respectifs sont de 119, 125 et 139 points.

Une victoire d’Antonelli éliminerait ces trois derniers prétendants, indépendamment de leurs résultats. La première place étant occupée, chacun ne pourrait faire mieux que deuxième et inscrire 18 points. Verstappen atteindrait au maximum 239 points, Leclerc 233 et Norris 219.

Face aux 365 points d’Antonelli, leurs retards seraient alors d’au moins 126, 132 et 146 points. Aucun ne pourrait les combler lors des cinq manches restantes. Avec 138 points, Oscar Piastri et tous les pilotes classés derrière lui sont déjà hors de portée, puisque seulement 150 points restent à distribuer avant Austin.

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Un record de précocité, mais pas de doublé pour Mercedes

Un sacre le 25 octobre ferait d’Antonelli le plus jeune champion du monde de l’histoire de la F1, à 20 ans et 61 jours. Le record appartient à Sebastian Vettel, titré en 2010 à 23 ans.

Le calcul est toutefois différent pour le championnat constructeurs. Mercedes possède 134 points d’avance sur Ferrari, mais une équipe peut en inscrire 43 lors d’un Grand Prix attribuant tous les points. Même en prenant le maximum à Austin pendant que Ferrari resterait à zéro, Mercedes ne compterait que 177 points d’avance, avec 215 encore disponibles ensuite. L’écurie ne peut donc pas décrocher ce titre au Texas.

Si le championnat pilotes reste ouvert, Antonelli aura cinq autres occasions : Mexico le 1er novembre, São Paulo le 8 novembre, Las Vegas le 21 novembre, le Qatar le 29 novembre et Abu Dhabi le 6 décembre. Même un sacre lors de cette finale lui permettrait encore de battre le record de précocité de Vettel.

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Kaiizer

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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