Fabio Quartararo aborde le GP d’Australie avec prudence : à Phillip Island, la météo pourrait lui faire découvrir le comportement de sa Yamaha M1 V4 sur le mouillé.

La pole position décrochée en 2025 ne suffit pas à nourrir de grandes ambitions. Si le Français apprécie le tracé australien, il distingue la performance sur un tour du résultat en course. Cette année, il parle surtout du plaisir de piloter et de la nécessité d’éviter les erreurs dans des conditions qui s’annoncent compliquées.
« C’est un circuit que j’apprécie, mais je n’y ai jamais fait de bons résultats, à part la pole de l’année dernière. Mais bon, ce n’est pas vraiment un résultat », explique Quartararo. Son objectif immédiat est plus mesuré : profiter du week-end sans prendre de risques démesurés.
Fabio Quartararo sans repères sur le mouillé
La principale inconnue concerne la Yamaha M1 V4 : Quartararo n’a jamais roulé sous la pluie avec cette moto. Sur une piste mouillée, il devra donc découvrir ses réactions sans pouvoir s’appuyer sur une expérience préalable à son guidon.
« On n’a jamais roulé sur le mouillé avec cette moto, et c’est quelque chose qu’il faut prendre en compte. Cette saison, on n’a pratiquement fait aucune séance sous la pluie, et aucune course. Donc sincèrement, c’est l’inconnu complet », souligne le pilote français.
Dans ces conditions, Quartararo ne voit pas la pluie comme une occasion de bouleverser la hiérarchie. Il insiste plutôt sur la prudence : « Il ne faudra pas vouloir faire de dingueries. Il faut juste rester tranquille et essayer d’être en bonne santé jusqu’à la fin de saison. »
Phillip Island ne gomme pas les difficultés de la Yamaha
Même sans pluie, la vitesse du tracé australien ne suffit pas à rassurer le Français. À Phillip Island, la capacité de la moto à tourner reste essentielle, un domaine dans lequel Quartararo juge sa Yamaha en difficulté.
« C’est un circuit où on a vraiment besoin de faire tourner la moto, et on sait qu’on est en difficulté là-dessus », détaille-t-il. Sa pole position de 2025 ne change donc pas son diagnostic sur les obstacles qui l’attendent cette fois avec la M1 V4.
Pour ce GP d’Australie, il ne fixe aucun objectif chiffré. Il veut tirer le maximum de la moto et retrouver du plaisir, sans laisser le souvenir de l’an dernier dicter des attentes trop élevées.
Des progrès encore dépendants des circuits
Les dernières courses ont offert quelques signes plus encourageants, sans que Quartararo y voie une progression valable sur tous les tracés. Il juge son passage en Indonésie positif et celui au Japon plus mitigé, tandis que l’Autriche avait mis en évidence de grandes difficultés.
« Je pense que c’est le circuit qui définit si on va faire mieux. Ici, ça va être compliqué », estime-t-il. Les résultats récents ne suffisent donc pas à lui donner davantage de confiance avant l’Australie.
La Malaisie lui inspire un peu plus d’espoir, car il apprécie beaucoup ce circuit. Il y voit une possibilité de faire mieux, tout en anticipant là aussi une forte humidité. D’ici là, sa priorité à Phillip Island reste claire : « Il faut essayer de rester sur nos roues. »





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