GP de Chine : Alonso a dû renoncer

GP de Chine : Alonso a dû renoncer

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Le GP de Chine a tourné court pour Fernando Alonso. Longtemps secoué par les vibrations du moteur Honda, l’Espagnol a fini par perdre peu à peu les sensations dans les mains et les pieds. Dans ces conditions, continuer n’avait plus grand sens. Bien parti, comme à Melbourne, le double champion du monde a ensuite sombré dans le trafic avant d’abandonner au 32e tour, alors qu’il occupait la dernière place.

Un départ solide, puis une course ingérable

Le début de course avait pourtant laissé entrevoir autre chose pour Fernando Alonso. Auteur d’un excellent envol, l’Espagnol pointait au 10e rang à la fin du premier tour. Mais l’embellie a été de courte durée. Dès la deuxième boucle, il a perdu trois places, puis cinq autres au redémarrage après la période de Safety Car.

Les difficultés de l’AMR26 n’ont rien arrangé, mais le vrai calvaire est surtout venu des vibrations du moteur Honda. Les caméras embarquées ont montré Alonso retirer brièvement ses mains du volant pour essayer de soulager l’inconfort. L’abandon est finalement tombé au 32e tour, sur un problème lié à la batterie.

À l’arrivée, le pilote n’a pas cherché à minimiser. « Je n’aurais probablement pas pu finir la course de toute façon. Le niveau de vibration était très élevé aujourd’hui. À un moment, du tour 20 au tour 33, j’avais un peu de mal à sentir mes mains et mes pieds. Nous avions un tour de retard, nous étions derniers. Il n’y avait probablement aucun intérêt à continuer. »

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Des solutions temporaires, mais pas de vrai remède

Alonso a même décrit une situation encore plus pénible qu’à Melbourne, où il avait tenu 21 tours. « C’était pire aujourd’hui que dans n’importe quelle autre séance du week-end, pour être honnête. Pour une raison que j’ignore. » Il a aussi détaillé les ajustements tentés pour limiter le phénomène. « Certaines des mesures que nous avons prises l’ont été de manière artificielle. Je veux dire, simplement en abaissant le régime moteur et des choses comme ça, pour que tout vibre moins. »

Le problème, c’est que ces compromis tiennent mal sur la durée. Dès qu’il faut dépasser, ou recharger, le moteur remonte forcément dans les tours. Et au fil des tours, l’effort devient de plus en plus difficile à encaisser. « Avec le temps, c’est plus difficile. C’est plus exigeant », a résumé l’Espagnol.

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Aston Martin continue de chercher des contre-mesures

Mike Krack a confirmé l’ampleur du malaise. « C’était un inconfort », a-t-il reconnu. Le responsable a rappelé que l’équipe venait de boucler 33 tours d’affilée, un cas de figure encore inédit pour elle. Jusqu’ici, son plus long relais du week-end s’élevait à 19 tours lors du sprint, avec des pauses entre les roulages.

Dans ce contexte, arrêter Alonso n’a pas vraiment prêté à débat. L’Espagnol ne jouait pas devant, et l’écurie n’était pas dans une position compétitive à ce moment-là. Aston Martin avait bien apporté des contre-mesures supplémentaires par rapport à Melbourne, mais le travail continue sur tous les fronts.

Le point positif, selon Krack, est qu’aucun autre incident direct n’a accompagné ces vibrations. Rien ne s’est détaché de la voiture, ce qui peut aussi arriver dans ce type de situation. Reste un chantier important. Aston Martin doit encore fiabiliser l’ensemble et retrouver de la performance. Au GP de Chine, l’abandon d’Alonso a surtout mis en lumière une réalité : le problème ne touche plus seulement la mécanique, il atteint désormais le physique.

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