Le GP de Chine F1 tombe tôt dans la saison, et c’est justement ce qui peut tendre le week-end de Haas. L’écurie américaine sort d’un début encourageant à Melbourne et arrive à Shanghai avec de vraies raisons d’y croire. Mais le contexte change tout : sur ce format Sprint, il n’y aura qu’une seule séance d’essais libres avant les qualifications Sprint.
Haas veut capitaliser sur son bon départ
Le deuxième rendez-vous de la saison 2026 mène TGR Haas F1 Team au Shanghai International Circuit. L’équipe s’appuie sur son entame australienne. À Albert Park, Ollie Bearman a signé la septième place, soit six points, un résultat qui installe Haas au cinquième rang du championnat constructeurs.
Le précédent chinois a aussi de quoi nourrir la confiance. En 2025, l’équipe avait récolté 14 points à Shanghai. Esteban Ocon y avait décroché un top 5 marquant, pendant que Bearman prenait la huitième place pour sa première apparition sur ce circuit. Des repères utiles avant ce retour, même si le cadre de 2026 impose une tout autre approche.
Un week-end Sprint qui complique tout
Le GP de Chine F1 sera le premier week-end Sprint de la saison, et le premier des six inscrits au calendrier 2026. Le format ne change pas : les qualifications Sprint du vendredi déterminent la grille de la course Sprint du samedi, avant les qualifications classiques puis le Grand Prix. En clair, les équipes n’auront qu’une heure pour comprendre la voiture et verrouiller les réglages avant d’entrer dans le dur.
Ayao Komatsu, patron de l’équipe, résume bien le défi : « Nous avons beaucoup appris en Australie et c’est un gros défi de réussir les réglages. À Melbourne, nous avions trois séances pour préparer les qualifications, alors qu’en Chine nous n’en aurons qu’une seule, donc c’est là-dessus que va se porter toute l’attention. » Il rappelle aussi que l’équipe continue d’apprendre à chaque roulage avec les nouvelles monoplaces.
Shanghai, un circuit technique dès le début de saison
Le tracé chinois n’a rien d’un tour de chauffe. Présent au calendrier de la F1 de 2004 à 2019, il avait disparu pendant quatre ans en raison de la pandémie et des restrictions de voyage, avant de revenir en 2024. Pour les pilotes Haas, il demande tout de suite une lecture précise de la voiture.
Ollie Bearman parle d’un circuit technique, marqué par de très fortes charges latérales. Pour lui, ce rendez-vous a du sens en début d’année, même si ce premier Sprint sous les nouvelles règles demandera encore plus à toute l’équipe. L’objectif, lui, est limpide : rester soudés pour confirmer que Haas a sa place en tête du milieu de grille.
Esteban Ocon met lui aussi en avant la complexité du site, surtout dans l’enchaînement des virages 1, 2 et 3. Le Français estime que cette portion réclame une vraie confiance dans la voiture. Il souligne également que le week-end s’annonce difficile avec si peu de roulage, tout en notant que le soutien du public chinois grandit chaque année.
Haas débarque donc à Shanghai avec de l’élan, mais sans filet. Sur un week-end aussi resserré, le moindre réglage manqué peut peser lourd. C’est tout l’enjeu de ce début de saison pour l’équipe américaine.
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