À Shanghai, Ferrari repart de la Sprint Quali avec une grille correcte, mais un sentiment d’inachevé. Lewis Hamilton s’élancera quatrième, Charles Leclerc sixième. Sur le papier, rien d’exceptionnel. Dans le garage, en revanche, la Scuderia estime avoir montré davantage que ce que dit ce classement, surtout après des essais libres bien moins convaincants.
Hamilton solide, Leclerc frustré
Dans les deux premières parties de séance, tous les pilotes devaient rouler en pneus Medium avec assez de carburant pour enchaîner plusieurs tours rapides. Hamilton et Leclerc ont passé SQ1 et SQ2 sans alerte, avant de chausser les Soft en SQ3.
Hamilton a tout de suite sorti un très bon tour avec sa SF-26. Son 1’32\ »161 l’a longtemps installé au troisième rang. Puis, au bout du suspense, Lando Norris l’a repoussé pour deux centièmes. Résultat : le Britannique partira quatrième sur la grille du Sprint.
Pour Leclerc, la séance a eu un tout autre goût. Le Monégasque n’a jamais réussi à boucler un tour totalement propre. D’abord en 1’32\ »732, puis en 1’32\ »528, il se contente de la sixième place, sur la troisième ligne. Son analyse, elle, est nettement plus tranchée : « Ce n’était pas une grande séance. Malheureusement, j’ai perdu une demi-seconde dans la longue ligne droite arrière sur mon deuxième tour en SQ3, et nous devrons analyser la raison pour nous assurer de pouvoir revenir demain. »
Une Ferrari à l’aise en virage, moins en ligne droite
Le contraste est clair chez Ferrari. Hamilton s’est montré bien plus satisfait du comportement de la voiture. Après des essais libres compliqués, la Scuderia a réussi à remettre la monoplace dans une meilleure fenêtre de fonctionnement. « Je suis vraiment très content de la façon dont la séance s’est déroulée aujourd’hui », a-t-il expliqué.
Tout n’est pas réglé pour autant. Hamilton identifie une faiblesse nette : la performance en ligne droite. Dans les virages, en revanche, il juge la voiture solide. Un point encourageant pour la suite du week-end.
Fred Vasseur va dans le même sens. Pour le patron de l’écurie, cette Sprint Quali a été plus positive que le résultat ne le laisse penser. Il met en avant le travail d’Hamilton dans une bagarre très serrée avec les Mclaren. Côté Leclerc, Ferrari cherche maintenant à comprendre pourquoi son deuxième run en SQ3 a été moins performant dans le dernier secteur, avec un déploiement d’énergie différent de celui observé sur sa première tentative.
En essais libres, l’équipe a aussi fait rouler l’aileron arrière inversé afin d’accumuler du kilométrage avant de l’introduire sur la voiture.
Le Sprint comme test grandeur nature
Le GP de Chine Sprint ne servira pas seulement à distribuer des points aux huit premiers. Chez Ferrari, cette course a aussi valeur de répétition avant le Grand Prix de dimanche. Sur une distance plus longue, l’équipe attend surtout des réponses sur le comportement des voitures en conditions de course.
Leclerc estime d’ailleurs que Ferrari devrait être un peu plus forte en Sprint qu’en qualifications, même s’il reconnaît que les hommes de tête gardent une longueur d’avance. Hamilton voit, lui, cette course courte comme une occasion de continuer à construire son week-end. Sans place sur la première ligne, la Scuderia avance donc avec une idée simple : le potentiel aperçu vendredi peut encore se convertir en résultat solide.
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