GP du Japon F1 : Leclerc lucide, Stroll sous pression

GP du Japon F1 : Leclerc lucide, Stroll sous pression

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À Suzuka, la conférence de presse FIA des pilotes a mis en lumière trois états d’esprit bien distincts avant le GP du Japon F1. Charles Leclerc refuse de survendre les deux podiums décrochés par Ferrari. Lance Stroll, lui, ne masque rien des difficultés actuelles d’Aston Martin. Et Franco Colapinto débarque avec un peu d’air frais après un week-end solide en Chine.

Ferrari avance, mais Mercedes garde la main

Chez Ferrari, Leclerc ne veut pas s’arrêter au bilan comptable. Deux podiums en deux courses, oui, mais la Scuderia reste à sa place : correcte, pas encore au niveau où elle veut être. Le but reste la victoire, et le Monégasque estime que cela semble encore très compliqué face à Mercedes, toujours au-dessus.

Pour lui, l’écart n’a rien d’anecdotique. Il le dit clairement : dès que Mercedes roule dans de l’air propre, son rythme réel ressort. Sur les deux premières courses, l’avantage restait encore de quatre à cinq dixièmes. Ferrari peut suivre au début d’un relais, mais si tout se passe normalement, la comparaison devient plus difficile sur la durée.

Le vrai levier, désormais, c’est le développement. Leclerc annonce l’arrivée prochaine de plusieurs évolutions, tout en rappelant que la concurrence ne restera pas immobile. À ses yeux, une bonne partie du championnat se jouera là.

Leclerc reste aussi mesuré sur les changements liés à la recharge d’énergie en qualifications à Suzuka. Il n’y voit pas de quoi bouleverser la hiérarchie. Son regret porte ailleurs : en Q3, les pilotes doivent aujourd’hui davantage gérer qu’attaquer franchement. Et pour lui, cela enlève une part de ce qui fait le sel d’un tour de qualification vraiment à la limite.

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Aston Martin cherche d’abord de la stabilité

L’ambiance est tout autre chez Aston Martin. Lance Stroll le reconnaît sans détour : personne n’est satisfait de ce début de saison. L’équipe travaille pour redresser la situation, avec des problèmes déjà bien identifiés.

Le Canadien parle de problèmes côté moteur et d’une faiblesse qui perdure dans les virages rapides. En Chine, Aston Martin a aussi dû composer avec de fortes vibrations et des soucis de fiabilité. Dans ce contexte, l’objectif du week-end dit beaucoup de la situation actuelle : voir les deux voitures à l’arrivée constituerait déjà une vraie avancée.

Questionné sur les spéculations autour du poste de team principal, Stroll explique ne pas connaître tous les détails. Il rappelle simplement qu’Adrian est l’actuel team principal, puis ramène le sujet à ce qu’il considère comme l’essentiel : améliorer le moteur et la voiture.

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Colapinto veut confirmer après la Chine

Au milieu de ce tableau contrasté, Franco Colapinto arrive avec davantage d’élan. Son résultat en Chine a compté, pour lui comme pour l’équipe. Il attendait ces points depuis longtemps et met aussi en avant le double top 10, un résultat qui a redonné de l’énergie au groupe.

Le pilote rappelle même que la course avait démarré de manière encore plus encourageante, avec les voitures aux cinquième et sixième places avant l’intervention de la safety car, qui a perturbé la suite, en particulier sa propre stratégie. Malgré cela, il retient surtout le niveau de performance montré et la capacité à se battre plus haut dans la hiérarchie.

Cette progression se ressent aussi dans son rapport à la voiture. Colapinto se dit plus heureux avec celle de cette année, plus proche de la Q3 et plus compétitive que celle de la saison passée. Il assure aussi qu’il reste du potentiel à débloquer, de quoi entretenir l’optimisme. Après un passage à Enstone quelques jours plus tôt, il dit avoir trouvé une usine motivée, positive et ambitieuse.

Reste à vérifier si cette dynamique tiendra sur un circuit d’un tout autre profil. Colapinto insiste sur la spécificité du tracé japonais, plus rapide, plus long et très exigeant sur l’énergie. Il préfère donc attendre les premiers roulages avant de situer réellement son équipe.

Avant le GP du Japon F1, Ferrari regarde devant sans se raconter d’histoires, Aston Martin tente d’abord de retrouver une base saine, et Colapinto veut convertir un signal encourageant en confirmation durable.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur auto et amoureux du JDM: Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi, Lexus. Ici, je vous livre des essais “à hauteur de conducteur”, entre mesures fiables, anecdotes de route et conseils d’achat sans langue de bois.

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