À Suzuka, Mclaren au GP du Japon a enfin remis un peu d’ordre dans un week-end agité. L’écurie s’en sort avec Oscar Piastri troisième et Lando Norris cinquième sur la grille du Grand Prix de demain. Rien n’est réglé pour autant, mais ce samedi valide un vrai mieux face à Ferrari, même si Mercedes reste devant sur le rythme pur.
Un samedi relancé après une nouvelle alerte
La journée avait pourtant très mal débuté pour Lando Norris. Déjà freiné vendredi par des problèmes hydrauliques, le Britannique a vu McLaren détecter avant la séance un souci sur le pack ERS de son groupe propulseur Mercedes AMG High Performance Powertrains. La pièce a dû être remplacée pendant la préparation de la FP3.
À ce moment-là, le scénario paraissait mal engagé. Les premières estimations laissaient penser que toute la troisième séance d’essais libres serait perdue. Finalement, l’équipe a réussi à remettre la voiture en piste et à sauver une partie du programme.
Cette intervention a compté pour la suite. Avec quatre trains de pneus tendres neufs, McLaren avait construit un plan clair : passer proprement la Q1 et la Q2 pour garder deux tentatives en Q3. Mission accomplie. Piastri et Norris ont assuré l’essentiel dès leur premier tour rapide dans les deux premières phases, avant de basculer sur des pneus usés pour aller chercher des informations.
Piastri confirme, Norris limite la casse
En Q3, les deux pilotes ont encore bien lancé leur séance. Après la première tentative, ils occupaient les troisième et quatrième places. Puis la piste a semblé perdre un peu en performance. Résultat, ni les deux McLaren, ni les deux Mercedes, ni Lewis Hamilton n’ont amélioré sur leur second relais.
Charles Leclerc, lui, a trouvé mieux et s’est intercalé entre les deux monoplaces orange. Oscar Piastri partira donc en P3, tandis que Lando Norris s’élancera cinquième.
L’Australien a salué une qualification solide, plus proche de l’équipe de tête. À ses yeux, McLaren manque encore de rythme et d’adhérence pour rivaliser avec Mercedes, mais l’écart se resserre. Autre motif de satisfaction, avoir réussi à se qualifier devant Ferrari.
Norris, de son côté, prend cette cinquième place comme un bon résultat au vu des ennuis subis depuis le début du week-end. Le Britannique admet néanmoins arriver en course avec peu de repères. Faute de roulage avec beaucoup d’essence, il ne sait pas encore précisément comment la voiture réagira sur la distance, ni comment gérer au mieux les pneus et la batterie.
Un progrès réel, mais encore fragile
Andrea Stella parle d’un pas positif et voit des signes nets de progrès en compétitivité. Le patron de McLaren insiste sur une meilleure collaboration avec les ingénieurs de Mercedes HPP, ainsi que sur un travail de réglages plus efficace sur la MCL40. C’est l’ensemble qui a permis de récupérer du temps au tour.
Le tableau reste toutefois nuancé. McLaren se retrouve aujourd’hui au coude-à-coude avec Ferrari, pendant que Mercedes conserve une marge sur le rythme pur. Stella rappelle aussi que Ferrari a tendance à gagner en performance relative en course. La lutte pour le podium s’annonce donc serrée.
La fiabilité, elle, reste un sujet sensible. McLaren travaille encore sur les problèmes récurrents du module batterie fourni par Mercedes HPP. Celui rencontré samedi a contraint l’équipe à installer une troisième unité de stockage d’énergie en FP3, alors qu’elle évalue encore la possibilité de récupérer la deuxième batterie.
Reste enfin une vraie carte à jouer sur le plan stratégique. McLaren au GP du Japon est la seule équipe à disposer de deux trains de pneus durs neufs. Dans une course attendue sur un seul arrêt, cet atout peut peser si une safety car vient rebattre les cartes. Le progrès est là. Pour s’installer plus régulièrement dans la lutte pour le podium, il faudra maintenant fiabiliser l’ensemble et attendre les évolutions prévues pour la prochaine course.
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