À 28 ans, Max Verstappen en F1 se retrouve au centre d’un vrai flou. Le quadruple champion du monde a lui-même nourri les spéculations à Suzuka, entre son malaise avec la monoplace, le moteur, les règles et le climat chez Red Bull. Malgré tout, Jos Verstappen affiche une position claire : pour lui, l’histoire est loin d’être terminée.
Jos Verstappen calme le jeu
Présent au TAC Rally de Tielt, manche du championnat de Belgique des rallyes, Jos Verstappen a tenu un discours bien plus posé. « Je pense simplement qu’il va continuer », a-t-il résumé. Une formule brève, mais qui en dit long au moment où l’avenir de Max Verstappen en F1 agite tout le paddock.
Jos admet que beaucoup de choses ont évolué. Il rappelle aussi ce que le duo Red Bull-Verstappen a déjà construit : « Surtout après quatre championnats, vous avez réalisé beaucoup de choses ensemble. » Mais la décision, au bout du compte, ne dépend que d’un homme. « Le dernier mot revient à Max », a-t-il ajouté, tout en répétant qu’il le voit rester.
Le contexte, lui, entretient forcément les questions. Max Verstappen n’a jamais caché qu’il ne se voyait pas en Formule 1 jusqu’à la quarantaine, à l’inverse de Fernando Alonso. Le voir envisager un départ dès 28 ans a donc de quoi surprendre. D’autant que les motifs d’agacement se multiplient depuis plusieurs semaines.
Le départ de Lambiase et les règles au cœur du malaise
Un autre dossier a encore alimenté les interrogations : le futur départ de Gianpiero Lambiase vers Mclaren. Ingénieur de confiance de Max Verstappen depuis longtemps, il doit toutefois rester encore un moment. Jos parle de « encore un an et demi, disons deux ans ». Le calendrier, dans le clan Verstappen, était déjà connu. « C’est une énorme opportunité pour lui et nous le comprenons. Nous lui avons aussi dit : tu dois le faire, tu dois la saisir à deux mains. » Pour la suite, Jos estime que Red Bull devra lui trouver un successeur.
L’autre point sensible concerne les règlements. Pour Jos Verstappen, d’éventuels ajustements peuvent compter dans la réflexion. « Je pense que oui. On dirait que la Formule 1 et la FIA vont finalement ajuster les règles. Regardez ce qu’ils peuvent faire cette année; cela aidera. » Son regard dépasse le seul cas de son fils : à ses yeux, les fans comme les pilotes contestent fortement la direction prise.
L’ancien pilote pousse même la critique plus loin. Il juge la discipline moins attrayante qu’avant, au point d’éteindre parfois sa télévision. Selon lui, la F1 demande aujourd’hui moins au pilote et ressemble davantage à « une compétition d’ingénieurs », où il faut beaucoup lever le pied et où le pilote peut moins faire la différence. « Je trouve cela dommage », tranche-t-il.
Une Red Bull qui ne met plus Verstappen en confiance
Helmut Marko, ancien conseiller de Red Bull, relie lui aussi le malaise de Max Verstappen à un point très concret : la voiture. « Le facteur Max n’existe que lorsqu’il a une voiture dans laquelle il a confiance », explique-t-il. Or, « ce n’est pas le cas en ce moment ».
Marko vise directement les dernières évolutions techniques. D’après lui, les mises à jour, « surtout celles du Japon », ont orienté la monoplace dans la mauvaise direction. Son jugement ne laisse pas place au doute : « C’est devenu pire. »
C’est probablement là que se situe le nœud du problème. Entre un règlement contesté, une voiture qui ne répond plus à ses attentes et un environnement qui bouge, Max Verstappen traverse une période de doute rare. Jos Verstappen, lui, reste convaincu que son fils poursuivra en F1. Une question demeure pourtant, et elle prend déjà de l’ampleur : s’il continue, ce sera chez qui ?
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