Kimi Antonelli compte exploiter les progrès réalisés à Singapour pour améliorer encore les performances de Mercedes à Austin, avec davantage de temps pour travailler les réglages.
Le podium obtenu à Singapour donne un premier résultat encourageant au nouvel ensemble d’évolutions de Mercedes. Mais l’écurie retient surtout les progrès de cette configuration au fil du week-end, après un vendredi difficile. La vitesse était là, sans que le réglage idéal ait encore été trouvé.
L’objectif est donc de mieux exploiter les nouveautés déjà présentes sur la monoplace. Antonelli attend surtout une meilleure compréhension de la voiture et des réglages plus efficaces, pas nécessairement de nouvelles pièces.
Le podium ne suffit pas à comparer les deux versions
Mercedes disposait de deux configurations différentes pour comparer son développement. Kimi Antonelli utilisait la version évoluée, tandis que George Russell roulait avec l’ancienne spécification. Antonelli a terminé troisième du Grand Prix. Russell s’élançait de la 19e place sur la grille. Il est remonté jusqu’à la neuvième place à l’arrivée.
On ne peut pourtant pas juger les évolutions sur ces seuls résultats. Avec des positions de départ aussi éloignées, les deux pilotes n’abordaient pas la course dans des conditions comparables. L’écart à l’arrivée ne vient donc pas forcément de la seule différence entre les monoplaces.
Le bilan technique de Mercedes reste positif. Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie en piste, l’a formulé clairement : « L’ensemble d’évolutions de Kimi était clairement le plus rapide des deux. » Pour l’écurie, la nouvelle configuration a pris l’avantage à mesure que le week-end avançait.
La distinction compte : le podium est un résultat sportif, alors que Shovlin évalue le potentiel des deux versions. C’est ce second constat qui guide le travail de mise au point pour Austin.
Plus rapide, mais pas encore au bon réglage
Ce bilan contraste avec les difficultés du vendredi. Mercedes avait peiné à trouver les réglages permettant à la voiture évoluée de fonctionner correctement. Le format Sprint compliquait le travail, avec une seule séance d’essais avant les qualifications Sprint. L’équipe avait donc peu de marge pour expérimenter.
Antonelli estime pourtant que l’équipe a réalisé de « très bons progrès avec notre ensemble d’évolutions ». Il souligne aussi que la monoplace n’avait pas encore atteint son réglage idéal. On comprend donc l’enjeu : les évolutions ont apporté un bénéfice, mais Mercedes peut encore mieux les exploiter.
Disposer d’une version plus rapide sur le papier ne suffit pas. Il faut réussir à en tirer les performances sur la piste. À Singapour, Mercedes a progressé sans achever le travail, ce qui nourrit les attentes d’Antonelli pour la prochaine étape.
Le pilote mise sur les enseignements de ce week-end pour avancer au Texas. Il n’annonce pas une nouvelle évolution : ses attentes portent d’abord sur la compréhension et les réglages de l’ensemble existant.
Les mediums restent un point à travailler
Les sensations d’Antonelli variaient aussi selon les gommes utilisées. Il se sentait plus performant avec les pneus tendres, alors que les mediums lui posaient davantage de difficultés. Ce contraste précise le travail à mener, au-delà du duel entre ancienne et nouvelle configuration.
Le bon réglage ne sert pas seulement à améliorer un tour de qualification. Mercedes doit aussi maintenir ses performances en course, lorsque la monoplace utilise des composés différents. On ne règle donc pas les difficultés sur les mediums avec une voiture seulement convaincante sur les tendres.
Les progrès de Singapour et les réserves d’Antonelli ne sont pas contradictoires. L’ensemble d’évolutions peut être plus rapide que l’ancienne version tout en demandant encore du travail avec les deux types de pneus.
Trois séances pour affiner les réglages à Austin
Austin offrira à Mercedes trois séances d’essais. À Singapour, l’équipe n’en avait qu’une avant les qualifications Sprint. Ce temps de piste supplémentaire permettra de tester les enseignements du précédent week-end avant d’arrêter les réglages pour la course.
La différence de format répond directement aux difficultés du vendredi à Singapour. Mercedes aura davantage d’occasions d’essayer ses réglages et d’évaluer leurs effets. Cela ne garantit pas un gain, mais laisse plus de marge pour exploiter la configuration évoluée.
Le Circuit des Amériques sera aussi un test différent, sur un tracé très éloigné de celui de Singapour. On ne peut donc pas considérer le bénéfice comme acquis : Mercedes devra vérifier que les progrès s’y retrouvent.
Antonelli aborde cette étape avec 102 points d’avance sur Russell au championnat. Cet avantage sportif accompagne une priorité technique claire : transformer les enseignements de Singapour en performances à Austin, avec une monoplace mieux réglée et plus à l’aise sur les différents composés.







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