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Les médecins du retour de Marc Marquez font des « miracles »

Le retour de Marc Marquez l’a vu reprendre 102 points à Jorge Martin en sept Grands Prix. Le pilote Ducati refuse d’y voir un miracle et réserve ce mot à ses médecins, qu’il remercie pour leur rôle durant ses années de blessures.

Marc Marquez, pilote Ducati en MotoGP. Moto GP

Le retour de Marc Marquez le replace dans la course au titre, mais le pilote réserve le mot « miracle » aux médecins qui l’ont aidé à surmonter ses blessures.

Le retour de Marc Marquez se mesure en points

Reprendre 102 points à Jorge Martin en sept Grands Prix : la remontée avait de quoi impressionner. À son arrivée à Motegi, Marquez ne comptait plus que 12 points de retard sur son rival. Après les blessures qui ont jalonné sa carrière, une telle remontée pouvait passer pour une résurrection. Le pilote refuse pourtant d’y voir un coup du sort.

Interrogé par Mela Chércoles, le pilote Ducati accueille d’abord cette lecture avec humour : « Merci infiniment pour votre confiance ! » Il distingue ensuite les points gagnés du travail qui les a rendus possibles. « Les miracles se produisent par hasard, mais les miracles dans les résultats exigent un travail quotidien. Sans ce travail, le miracle est impossible. »

Cette distinction lui tient à cœur. Les points repris en piste ne racontent ni les opérations, ni les rééducations, ni les rechutes traversées auparavant. Avant même que sa remontée au classement ne frappe les esprits, il a travaillé pour retrouver le niveau nécessaire au pilotage d’une MotoGP. Parler de « miracle » à propos de ses résultats effacerait, à ses yeux, cet effort quotidien.

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Le mot « miracle » réservé à l’équipe médicale

Marquez réserve pourtant ce terme à celles et ceux qui l’ont accompagné durant ses blessures : « Mon équipe médicale accomplit de véritables miracles. » Pour expliquer ses performances, il parle de travail; pour saluer les soignants, il choisit le mot « miracle ».

Son hommage dépasse son propre parcours. « Pour moi, les médecins travaillent dans l’ombre, et les meilleurs encore plus. Les meilleurs sont ceux qui recherchent rarement l’attention des médias, ceux qui sont là jour après jour pour sauver des vies. » Il salue ainsi un travail loin des caméras, même lorsqu’il permet à un pilote de retrouver la piste.

Consultations, interventions et rééducations ont placé le corps médical au centre de plusieurs périodes difficiles de sa carrière. Pourtant, Marquez parle d’une relation d’« amour-haine » avec les médecins. Cette formule n’enlève rien à sa reconnaissance : elle dit aussi combien il peut être difficile, pour un pilote blessé, de retourner les voir.

Marc Márquez à Motegi
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Pourquoi Marquez redoute aussi les visites chez le médecin

« Je n’ai pas envie d’aller chez le médecin parce que c’est comme s’il allait m’annoncer une mauvaise nouvelle. Mais en même temps, je sais que c’est lui qui va me donner les solutions. » Marquez résume ainsi les deux faces d’un rendez-vous médical lorsqu’une blessure menace de l’éloigner de la compétition.

Un diagnostic peut imposer du repos, voire interrompre une saison. Mais il peut aussi ouvrir la voie à la rééducation et tracer les étapes du retour. Voilà pourquoi le pilote redoute la mauvaise nouvelle tout en sachant que le médecin peut l’aider à retrouver sa place sur une MotoGP.

Sa remontée face à Martin prend alors une autre dimension. Les points gagnés en sept Grands Prix attirent l’attention, mais Marquez insiste sur ce qui a précédé leur conquête. À ses yeux, la performance en piste ne se sépare pas du travail accompli pendant les périodes où il ne pouvait pas encore piloter.

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Après les retours, la perspective d’une pause

Habitué à travailler pour revenir, Marquez ne prétend pas savoir comment il vivra l’arrêt définitif de sa carrière de pilote. « Je ne peux pas vous dire comment ce sera », reconnaît-il. Il n’annonce aucun projet de reconversion et ne décrit pas une vie qu’il n’a pas encore commencée.

Il évoque plutôt le temps dont il aura besoin : « Immédiatement après la fin de sa carrière de pilote, on a besoin d’une longue pause pour se ressourcer et réfléchir à ce qu’on veut vraiment faire dans sa vie privée. » Avant de décider de la suite, il imagine donc une pause pour récupérer et prendre du recul.

Ce regard sur la suite rejoint ce qu’il dit du présent : les 102 points repris ne doivent rien à un miracle, mais à un travail répété. Le mot, Marquez le garde pour les médecins qui l’ont aidé à poursuivre ce travail au fil de ses blessures.

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Marion

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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