Le GP du Qatar reste prévu le 8 novembre, mais le MotoGP conditionne son déplacement à la sécurité après de nouvelles attaques en Arabie saoudite.
Le GP du Qatar reste fixé au 8 novembre
Initialement programmé le 12 avril, le rendez-vous de Losail avait été reporté en raison du conflit au Moyen-Orient. Ce changement avait également repoussé les manches du Portugal et de Valence, désormais prévues les 22 et 29 novembre.
À moins d’un mois de la course, de nouvelles attaques revendiquées par les Houthis du Yémen ont visé l’Arabie saoudite le 8 octobre, notamment l’aéroport international de Riyad. Ces frappes ont fait des victimes et perturbé le trafic aérien. Lufthansa et plusieurs compagnies indiennes ont temporairement suspendu leurs liaisons avec la capitale saoudienne.
Riyad n’est pas Losail, mais ces perturbations soulignent un enjeu concret pour le championnat : l’escalade militaire peut toucher les infrastructures civiles et les transports aériens.
Interrogé le 9 octobre à Mandalika, Carlos Ezpeleta, directeur général adjoint du MotoGP, n’a annoncé aucun changement : « Nous suivons la situation de très près. Nous prévoyons toujours de nous rendre au Qatar. » Il fixe toutefois une limite : « La sécurité et le bien-être de tous nos employés et de nos fans sont notre priorité absolue. »
Le championnat a déjà dû se réorganiser dans l’urgence. Ezpeleta cite ainsi le déplacement de la finale 2024 après les inondations de Valence. Pour le Qatar, aucune solution de remplacement n’est annoncée.

Les pilotes entre obligations et humour noir
Dans le paddock, les réactions mêlent résignation et préoccupations personnelles. Un pilote explique ne pas redouter particulièrement ce déplacement : il le considère comme une manche déjà inscrite au calendrier.
Certains regardent aussi du côté de la F1. Liberty Media contrôlant les deux championnats, le maintien des épreuves de Formule 1 au Moyen-Orient serait à leurs yeux un signal favorable pour le MotoGP.
Un pilote Ktm décrit plus directement sa marge de manœuvre : « De toute façon, nous n’avons pas le choix. Nous sommes payés pour courir. Si mon équipe m’achète un billet d’avion, je dois y aller. »
Interrogé sur les risques, il répond avec humour noir : « S’ils larguent une bombe, on espère juste qu’elle n’atterrira pas à proximité. » La plaisanterie traduit aussi le poids des obligations professionnelles : les pilotes doivent participer aux compétitions programmées, sans pouvoir décider individuellement du maintien d’une manche.
Le MotoGP souhaite préserver une saison de 22 Grands Prix, mais le déplacement du 8 novembre n’est pas pour autant définitif : les conditions de sécurité restent déterminantes.







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