Mercedes a frappé fort au moment qui compte. George Russell a décroché la Sprint pole et le constructeur allemand verrouille même la première ligne avec Kimi Antonelli à ses côtés. Derrière, le contraste est net : Max Verstappen n’a pu faire mieux que huitième, tandis qu’Isack Hadjar complète le top 10.
Mercedes impose son rythme dès le Shootout
Les conditions restaient fraîches avant le Shootout, avec 16 °C dans l’air et 30 °C sur la piste. Pas de quoi freiner Mercedes, déjà dans le ton plus tôt dans la journée. Russell emmenait alors le duo fléché devant Mclaren et Ferrari, pendant que Norris pointait à 0,555 seconde.
La séance s’est aussi jouée sur fond d’instabilité technique. Deux VSC avaient été provoquées plus tôt, l’une à cause de débris, l’autre après l’arrêt en piste de Lindblad. Le pilote RB avait subi un problème qui l’avait envoyé en tête-à-queue, sans pouvoir repartir. D’autres incidents du même genre ont été observés, avec des blocages soudains des freins arrière. Hamilton a lui aussi été surpris par une perte d’adhérence brutale, au point de devoir passer en pneus tendres bien plus tôt que prévu.
Ferrari avait apporté son aileron arrière rotatif surnommé « Macarena », sans bénéfice évident face à Mercedes. L’équipe italienne a même choisi d’abandonner cette solution pour le reste du week-end. Juste avant le feu vert, Cadillac a aussi annoncé le forfait de Perez, touché par un problème de système d’alimentation en carburant.
Russell finit par prendre la main, Verstappen grimace
En SQ1, Hamilton a d’abord occupé la référence avant de voir la hiérarchie bouger rapidement. Antonelli a signé un 33.455, puis Russell a repris la main avec un 33.030. À cet instant, cela représentait 0,700 seconde de mieux que le troisième temps, alors détenu par Hamilton. Leclerc s’est ensuite rapproché, Hamilton est remonté au deuxième rang, mais Russell est resté devant.
La première phase a éliminé Sainz, Albon, Alonso, Stroll, Bottas et Perez. Verstappen, lui, affichait déjà sa frustration. Un temps relégué au onzième rang dans un moment clé de la séance, le Néerlandais s’est plaint que « tout » allait mal sur sa voiture.
Même scénario en SQ2. Leclerc a brièvement pris la tête en 32.602, Antonelli a répondu en 32.570, puis Russell a remis tout le monde d’accord avec un 32.241. Norris a aussi signalé qu’Antonelli l’avait gêné, un incident noté par la direction de course. Dans le même temps, Verstappen a élargi au virage 16 après avoir été perturbé par une Alpine, celle de Gasly. Les commissaires ont ouvert une enquête sur les deux épisodes.
Russell a bouclé la SQ2 devant Antonelli, Leclerc, Piastri, Hamilton, Norris, Gasly, Bearman, Verstappen et Hadjar. Hulkenberg, Ocon, Lawson, Bortoleto, Lindblad et Colapinto ont été éliminés.
Une première ligne 100 % Mercedes pour le Sprint
En SQ3, Antonelli a frappé le premier avec un 31.880. Russell avait toutefois mieux en réserve. Le Britannique a sorti un 31.520 qui a immédiatement placé la barre très haut. Verstappen, lui, est resté loin avec un 33.254, alors que Leclerc a tourné en 32.732 et Hamilton en 32.161.
La seconde vague n’a pas changé le nom du poleman. Antonelli a amélioré, sans déloger son équipier. Norris s’est hissé au troisième rang, Hamilton au quatrième. Piastri a pris la cinquième place devant Leclerc, puis Gasly. Verstappen s’élancera huitième, Bearman neuvième et Hadjar dixième.
Cette Sprint pole dit beaucoup du rapport de force du jour : Mercedes a dominé les trois segments du Shootout. Russell a été le plus rapide au bon moment, et Antonelli a parfaitement sécurisé la première ligne. Derrière, les rivaux ont déjà du travail avant le Sprint et avant la course de dimanche.
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