La Ducati de Márquez n’a pas été développée au détriment des autres pilotes, assure Davide Tardozzi, alors que l’Espagnol est le seul représentant du constructeur parmi les cinq premiers du championnat.
Deux points de retard malgré la domination d’Aprilia
Ducati a subi la domination d’Aprilia à Mandalika, où quatre RS-GP ont occupé pour la première fois les quatre premières places de la course longue. Au championnat, Marc Márquez a pourtant quitté l’Indonésie avec le même retard sur Jorge Martín qu’à son arrivée : deux points.
« Si l’on s’en tient au résultat pur, c’est-à-dire au fait d’arriver sur place avec deux points de retard et de repartir avec deux points de retard, c’est pour nous un succès », a expliqué Davide Tardozzi à Sky Sport MotoGP après la course.
Après le GP du Japon, le team manager de l’équipe officielle Ducati avait estimé qu’une perte d’une dizaine de points constituerait un bon résultat sur ce circuit peu favorable à Márquez et à la Desmosedici. Le bilan comptable est donc satisfaisant, sans pour autant masquer l’écart en piste.
Tardozzi reconnaît la nette supériorité d’Aprilia. Il redoute aussi les grandes courbes de Phillip Island, où l’adhérence à l’inclinaison maximale pourrait avantager les RS-GP. Avec encore 185 points à prendre pour Márquez, il estime néanmoins le titre accessible.

La Ducati de Márquez ne dicte pas tous les choix
La présence d’une seule Ducati dans le top 5 du championnat alimente les critiques sur le développement de la Desmosedici GP. Tardozzi rejette l’idée d’une moto conçue pour le nonuple champion du monde au détriment des autres pilotes.
« Il n’est donc absolument pas vrai que Márquez se soit fait une moto sur mesure. Ce ne sont que des propos de comptoir », tranche-t-il. Selon lui, Ducati a travaillé pour répondre aux besoins des autres pilotes, notamment ceux de Pecco Bagnaia, même si les solutions essayées n’ont pas donné les résultats espérés.
Pour étayer son propos, il cite les différences de configuration : Bagnaia utilise un carénage distinct de celui de Marc Márquez et a longtemps roulé avec une aérodynamique de bras oscillant différente.
Tardozzi précise que chaque pilote disposant du matériel officiel, y compris Álex Márquez et Di Giannantonio, peut choisir ses équipements. Les performances de la Desmosedici entre les mains de Marc ne signifient donc pas que Ducati impose ses choix techniques aux autres.





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