Verstappen charge la F1 2026 après Shanghai

Verstappen charge la F1 2026 après Shanghai

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Max Verstappen n’est pas seulement reparti de Shanghai avec un abandon. Au soir du GP de Chine, le quadruple champion du monde a surtout remis de l’huile sur le feu autour de la F1 2026, avec des mots particulièrement durs. Après un départ raté, une remontée jusqu’à la sixième place, puis un problème de refroidissement au 45e tour, le Néerlandais a de nouveau ciblé un règlement qu’il estime toujours à l’opposé de l’ADN de la discipline.

Un GP de Chine qui ravive sa colère

Sa course n’a fait qu’alimenter son agacement. Reculé de cinq places dès le premier tour après un mauvais envol, Verstappen s’est ensuite frayé un chemin dans le peloton avant de s’arrêter sur panne alors qu’il occupait la sixième position. De quoi relancer ses critiques contre une réglementation qu’il attaque depuis plus d’un an.

« C’est toujours terrible« , a-t-il lâché, avant d’enfoncer le clou. « Si quelqu’un aime ça, alors il ne sait vraiment pas ce qu’est la course. Ce n’est pas amusant du tout. C’est comme jouer à Mario Kart. Ce n’est pas de la course. » À ses yeux, le vrai problème ne vient pas tant des voitures, qu’il juge meilleures qu’avant, que du partage 50/50 entre moteur thermique et puissance électrique. Cette récupération d’énergie permanente dénature les bagarres en piste.

Le pilote Red Bull décrit ainsi des dépassements artificiels. « Vous passez grâce au boost, puis vous n’avez plus de batterie à la ligne droite suivante. L’autre vous repasse. Pour moi, c’est une blague. » Et il insiste sur un point : sa charge ne vise pas seulement sa situation du moment. « Je dirais la même chose si je gagnais des courses, parce que je me soucie du produit de la course. »

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Mercedes devant, le spectacle dans le viseur

Sa frustration s’inscrit aussi dans un contexte sportif qui ne lui plaît guère. La domination de Mercedes lui rappelle le début de l’ère hybride. Verstappen résume sa lecture sans détour : « Au final, ce sont juste Kimi ou George qui gagnent, non ? Ce n’est pas vraiment un mano a mano. Ils sont très loin devant le reste du plateau. » Il note aussi que Ferrari peut parfois surgir en tête grâce à ses départs, avant que l’ordre des forces ne revienne rapidement.

Le Néerlandais se méfie également d’un indicateur souvent mis en avant : le nombre élevé de dépassements. Pour lui, ce chiffre raconte mal la réalité. Les pilotes ralentissent pour récupérer de l’énergie, ouvrent la porte, puis se rendent la position dans la foulée. « J’espère qu’ils ne pensent pas comme ça, parce que cela finira par ruiner le sport », avertit-il. « Ça leur reviendra en pleine figure. »

Avec l’annulation des courses de Bahreïn et d’Arabie saoudite, la discipline a pourtant une fenêtre pour corriger certains points. Verstappen, lui, reste sombre. « On peut améliorer un peu les choses, mais à la base, c’est vicié. » Il explique que les discussions se poursuivent avec la F1, qui comprend selon lui la position des pilotes. Mais il rappelle aussi la dimension politique du sujet : ceux qui tirent profit de l’équilibre actuel n’ont aucune raison de vouloir en sortir.

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Un paddock loin d’être unanime

Verstappen assure ne pas être isolé. « Si vous discutez avec la plupart des pilotes, ce n’est pas ce que nous aimons. Je ne pense pas que ce soit ce que les vrais fans de F1 aiment. » Son message est limpide : il veut voir cette philosophie disparaître le plus vite possible.

Mais le paddock est loin de parler d’une seule voix. George Russell, leader du championnat, soutient la F1 2026. Lewis Hamilton se montre lui aussi favorable à ces monoplaces. Le Britannique met en avant des voitures plus faciles à suivre, avec moins de perturbations aérodynamiques, et va jusqu’à parler de « la meilleure course » qu’il ait connue en Formule 1 sur ce plan.

Chez Haas, Ayao Komatsu prône la prudence. Son équipe occupe actuellement la quatrième place du classement, mais le patron japonais refuse toute réaction à chaud. À ses yeux, s’il faut changer quelque chose, il faudra le faire une bonne fois pour toutes, et correctement.

Une chose ressort déjà de Shanghai : la F1 2026 fracture profondément ses acteurs. Et quand Verstappen parle de « blague », c’est bien la définition même du spectacle en Formule 1 qui revient au centre du débat.

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