Le coup de frein se confirme chez Aston Martin. Coincé entre les droits de douane américains et un marché chinois qui cale, le constructeur de luxe prépare une saignée dans ses effectifs. Le plan, désormais assumé, peut aller jusqu’à 20% de suppressions d’emplois. Concrètement, cela représente environ 600 postes sur quelque 3 000 salariés.
Une coupe jusqu’à 20% des effectifs, surtout au Royaume-Uni
Le terrain avait été préparé. Le mois précédent, Aston Martin expliquait déjà qu’une consultation sur des licenciements était en cours. Cette fois, le cadre est posé: la réduction pourrait atteindre 20% des effectifs.Objectif affiché: dégager environ 40 millions de livres sterling d’économies. Dans la ligne de mire, surtout des postes basés au Royaume-Uni, d’après les indications communiquées.
Derrière cette annonce, le message est limpide: la marque cherche de l’oxygène alors que ses relais de croissance se grippent. Reste à voir jusqu’où ira la réduction de voilure.
Tarifs US, Chine en retrait: 2025 a creusé les pertes
Sur l’exercice 2025, Aston Martin annonce des revenus en baisse d’environ un cinquième. Et la sanction est lourde côté résultats, avec une perte d’exploitation ajustée (résultat opérationnel, ajusté d’éléments exceptionnels) de 189 millions de livres sterling.Deux facteurs pèsent particulièrement. D’abord, les droits de douane aux États-Unis: les ventes en gros y reculent de 3% à 1 868 unités en 2025. Ensuite, la Chine, où la demande s’essouffle nettement: les ventes en gros chutent de 21% à 968 unités.
Le contraste avec 2024 n’a rien de rassurant. La perte ajustée s’établit à 189 millions de livres sterling en 2025, contre 82,8 millions de livres sterling un an plus tôt. Et l’année n’a pas montré de signe de reprise, la dynamique trimestrielle s’étant elle aussi dégradée pendant 2025.
Investissements: un plan quinquennal réduit, l’électrique repoussé
La riposte ne se limite pas au social. Aston Martin revoit également sa feuille de route industrielle et resserre ses investissements. Son plan de dépenses en capital sur cinq ans est ramené à 1,7 milliard de livres sterling, contre 2 milliards de livres sterling auparavant, avec un report des investissements dans la technologie des véhicules électriques.Au final, l’équation se durcit: pression commerciale sur deux marchés clés, pertes qui s’alourdissent, et réponse à la fois sociale et industrielle. Suppressions de postes et révision des investissements traduisent la même priorité immédiate: réduire la voilure pour économiser.
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