Des avances sur livraisons pour soutenir la trésorerie
Ford et General Motors sont en discussion autour d’un accord de financement visant à aider l’équipementier First Brands Group à sécuriser des liquidités pendant sa procédure de restructuration sous protection du chapitre 11. Le schéma étudié reposerait sur des paiements anticipés liés à des livraisons attendues, de manière à apporter à l’entreprise un soutien de trésorerie à court terme.
Les échanges seraient proches d’aboutir, même si la proposition pourrait encore ne pas se concrétiser. Une personne impliquée dans le dossier décrit ce type d’accord entre constructeurs et fournisseurs comme « assez inhabituel », tout en rappelant le caractère exceptionnel de la situation.
Une faillite déclarée en septembre et une pression immédiate sur les fonds
First Brands Group s’est placé en faillite en septembre avec une dette de 12 milliards €. Depuis, le groupe a accusé son fondateur, Patrick James, ainsi que d’autres personnes, de fraude, des accusations contestées par les intéressés.
Des documents judiciaires indiquent que First Brands détient 25 marques automobiles, dont beaucoup ont été acquises au cours de la dernière décennie. Dans le cadre de la restructuration, l’entreprise aurait rapidement consommé sa trésorerie, un processus susceptible d’entraîner des frais professionnels atteignant plusieurs centaines de millions d’euros.
Plus tôt en janvier 2026, l’entreprise a averti qu’elle pourrait épuiser ses fonds d’ici la première semaine de février sans soutien supplémentaire.
Un fournisseur présent chez Ford et GM, avec des réductions d’activité envisagées
First Brands fournit des composants à Ford et à General Motors, notamment des pièces d’essuie-glaces destinées au pick-up F-150. En 2025, les pick-up de la gamme F-Series ont représenté près de 40 % des ventes de Ford aux États-Unis.
Le fournisseur a indiqué vouloir réduire certaines activités aux États-Unis, dont ses unités Brake Parts et Autolite, tout en poursuivant des cessions d’actifs et la recherche de nouveaux financements auprès de prêteurs.
Des négociations sur fond de tensions dans les chaînes d’approvisionnement
Ces discussions interviennent alors que les réseaux d’approvisionnement des constructeurs automobiles américains font face à des tensions, liées aux droits de douane, à la concurrence chinoise et à une croissance des ventes de véhicules électriques plus lente qu’anticipé.
Plus tôt en janvier 2026, Ford et le chinois BYD ont également évoqué un possible accord d’approvisionnement en batteries pour certains véhicules hybrides de Ford. Cette piste s’inscrit dans un contexte où Ford réduit l’ampleur de son programme de véhicules électriques tout en renforçant son attention sur les hybrides, avec l’option d’un approvisionnement en batteries BYD pour des sites de production situés hors des États-Unis.






Commentaires