Jeep Cherokee hybride : le virage de Stellantis

Jeep Cherokee hybride : le virage de Stellantis

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Le Jeep Cherokee hybride ne se contente pas d’élargir la gamme du groupe. Il marque un vrai virage chez Stellantis, qui revoit sa copie sur l’électrification et mise désormais sur Blue Nexus et Bosch pour ses nouvelles solutions hybrides. En toile de fond, la même équation pour tout le secteur : le coût du tout-électrique oblige plusieurs constructeurs à adapter leurs plans.

Blue Nexus pour le Cherokee

Lancé récemment sur le marché nord-américain, le Jeep Cherokee hybride est présenté comme le premier SUV hybride Jeep de Stellantis dans cette région. Pour ce modèle, le groupe s’appuie sur une technologie signée Blue Nexus, une société soutenue par Toyota.

Concrètement, le SUV reçoit une transmission hybride e-CVT à deux moteurs électriques fournie par Blue Nexus. La logique technique reste celle d’un hybride classique, dans une approche comparable à celle de modèles Toyota comme la Prius. On est donc loin d’un prolongateur d’autonomie : ici, il s’agit bien d’une hybridation conventionnelle.

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Bosch pour les futurs EREV

En parallèle, Stellantis prépare une autre voie technique pour ses prochains modèles. Ses futurs EREV, autrement dit des véhicules électriques à prolongateur d’autonomie, reposeront sur des technologies clés fournies par Bosch, l’équipementier allemand.

Cette architecture doit notamment arriver sur le futur Jeep Grand Wagoneer EREV. Le groupe prévoit aussi de l’introduire sur des pick-up Ram. Le principe change alors complètement : un EREV peut rouler uniquement à l’électricité jusqu’à la décharge de la batterie. Une fois ce cap franchi, le moteur thermique s’enclenche pour faire office de générateur et produire de l’électricité pour les moteurs, sans entraîner directement les roues.

D’après des sources citées par CNBC, les deux systèmes intègrent des moteurs Stellantis et ont été adaptés pour répondre aux exigences du groupe en matière de performances et de dynamique de conduite.

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Une stratégie électrique sous pression

Le choix de multiplier les fournisseurs ne tombe pas du ciel. Il intervient dans un contexte tendu pour l’industrie, après des années d’investissements massifs dans les véhicules 100 % électriques, portés à la fois par la pression réglementaire et par l’espoir d’une demande en forte hausse.

Mais la facture du développement a rebattu les cartes. Le mois dernier, Stellantis a annoncé 26 milliards de dollars de charges liées à ses initiatives dans l’électrique. En décembre 2025, Ford Motor avait de son côté fait état de 19,5 milliards de dollars de charges exceptionnelles en réduisant ses investissements dans l’EV. General Motors a également enregistré une dépréciation de 7,6 milliards de dollars liée à l’ajustement de sa stratégie électrique.

Avec le Jeep Cherokee hybride d’un côté et les futurs EREV de l’autre, Stellantis ne renonce pas à l’électrification. Le groupe élargit plutôt sa boîte à outils, avec des solutions distinctes selon les usages et les modèles.

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