Marché automobile japonais : mars recule encore

Marché automobile japonais : mars recule encore

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Au Japon, le marché automobile japonais reste sans vrai rebond. En mars 2026, les immatriculations de véhicules neufs ont reculé de 1,8 %, à 490 640 unités, contre 499 746 un an plus tôt. Le tassement reste mesuré, mais il prolonge une séquence peu dynamique, sur fond de croissance économique molle, de moral des ménages affaibli et de coût de la vie en hausse.

La comparaison n’aide pas non plus à relativiser. Au printemps 2025, Daihatsu avait retrouvé du volume après des coupes de production liées à son scandale sur les tests de sécurité. De quoi relever artificiellement le point de référence.

Un premier trimestre tiré vers le bas par les voitures particulières

Sur les trois premiers mois de 2026, le marché japonais a cédé 2,5 %, à 1 253 357 unités. Un net contraste avec la même période de 2025, quand les ventes avaient bondi de presque 14 % pour atteindre 1 285 352 unités.

Le détail confirme où se situe la faiblesse. Les voitures particulières ont chuté de 5,4 %, à 1 043 938 unités. En face, les camions progressent de plus de 16 %, à 206 403 unités. Les ventes de bus et d’autocars moyens et grands reculent, elles, de presque 16 %, à 3 016 unités, après plusieurs années de forte croissance.

Le contexte macroéconomique pèse toujours. La croissance du PIB japonais n’a été que de 0,2 % sur un an au quatrième trimestre 2025, principalement à cause d’un ralentissement de la consommation privée. Dans ce cadre, les hausses récentes de taux et les autres pressions sur le pouvoir d’achat freinent les achats automobiles.

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Toyota recule, Daihatsu se redresse

Par constructeur, Toyota reste de loin le premier acteur du pays, mais participe au recul du marché depuis le début de l’année. Ses ventes ont baissé de 6 %, à 368 900 unités, avec surtout un repli de 10 % des voitures particulières, à 321 445 unités.

À l’inverse, Daihatsu, filiale de Toyota, poursuit son redressement. Ses ventes ont grimpé de presque 18 %, à 156 787 unités, portées par une forte hausse des ventes de camions. Chez les autres grands noms du marché, Suzuki a perdu 2 % à 197 094 unités, Honda 5,5 % à 173 864 unités, et Nissan 3,2 % à 129 045 unités.

Les marques étrangères restent marginales dans le marché automobile japonais. Elles représentent environ 4 % des ventes totales. Depuis janvier, leurs volumes ont baissé de 8 %, à 57 968 unités, avec une présence dominée par les constructeurs allemands comme Mercedes-Benz, BMW-Mini, Audi et Volkswagen.

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Une légère reprise attendue sur l’année

Malgré un début d’exercice hésitant, les perspectives annuelles restent orientées à la hausse pour les véhicules légers. Le marché est attendu à 4,6 millions d’unités en 2026, soit une progression de 1,9 % après une hausse de 3,1 % à 4,52 millions en 2025. Une nouvelle augmentation de 1,8 % est ensuite envisagée en 2027, à 4,69 millions.

Le signal envoyé par mars reste donc mitigé. Les utilitaires légers et les mini-camions continuent de soutenir l’activité, mais la faiblesse des voitures particulières rappelle que la demande japonaise reste fragile.

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A propos de l'auteur

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Je m’appelle Louis, j’ai 30 ans et je suis passionné par l’univers automobile, que ce soit les voitures, les moteurs ou tout ce qui touche à la mécanique. Depuis plusieurs années, j’ai eu la chance de posséder quelques belles petites voitures, chacune avec son caractère et son histoire.

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