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Le Mexique limite l’exonération des pièces automobiles

Le Mexique réserve l’exonération douanière de cinq ans sur certaines pièces automobiles à 11 constructeurs déjà implantés dans le pays. Autorisations, traçabilité et exigences de production locale encadreront le dispositif, qui vise à renforcer l’industrie mexicaine et à attirer des transferts de lignes.

Ligne d'assemblage automobile dans une usine au Mexique. Actualités
© sky-lord / Shutterstock.com

Le Mexique réserve son exonération douanière de cinq ans sur certaines pièces automobiles aux constructeurs disposant déjà d’usines dans le pays, excluant les entreprises sans implantation industrielle locale.

Le ministère mexicain de l’Économie a précisé, le 16 octobre, la portée du décret publié trois jours plus tôt. Le dispositif concerne 11 constructeurs de véhicules légers dont les noms n’ont pas été communiqués, tous ayant déjà une activité de production au Mexique.

Selon Reuters, le décret ramène de 10 % à zéro les droits d’importation sur certains composants d’assemblage, notamment les kits partiellement démontés (SKD) et entièrement démontés (CKD). Cette suppression des droits ne constitue donc pas une ouverture générale aux nouveaux entrants.

Des pièces automobiles exonérées sous contrôle

Pour bénéficier de la mesure, les constructeurs doivent disposer d’une autorisation d’entrepôt sous douane pour l’assemblage et la fabrication de véhicules, conformément à la législation douanière. L’importation des composants nécessite également un accord préalable du ministère.

Les entreprises éligibles devront assurer la traçabilité des composants et fournir le numéro d’identification, ou VIN, de chaque véhicule assemblé avec des pièces exonérées. Le ministère prévoit aussi de fixer des seuils minimaux de production locale de véhicules complets et de limiter les importations par rapport à la production totale.

L’accès aux kits SKD et CKD sera réservé aux constructeurs produisant en grande série et disposant de processus de fabrication complets. Il s’agit d’augmenter progressivement la part de contenu local, plutôt que de s’en tenir à l’assemblage de composants importés.

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Favoriser les transferts de production vers le Mexique

Le dispositif vise à préserver les capacités industrielles et les emplois, tout en encourageant les constructeurs déjà présents à transférer au Mexique des lignes de production étrangères. Il doit aussi permettre de remplacer les importations de véhicules complets provenant de pays sans accord commercial avec le Mexique par un assemblage sur place.

Le ministère cite l’annonce faite en mai par la présidente du Mexique : General Motors transférera deux lignes de production de Chine vers le Mexique. Le processus commencera par l’assemblage, avant d’intégrer du contenu local.

Les pièces d’assemblage importées représentaient seulement 0,01 % des importations automobiles mexicaines en 2025, indique le ministère. Le décret porte donc sur le développement de la production locale, avec des conditions destinées à empêcher une simple importation de kits sans valeur ajoutée industrielle sur place.

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La rédaction

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