Le nouveau Hyundai Bayon prépare son arrivée en avril 2027 avec un style revu et un habitacle modernisé, avant une version hybride de 138 ch attendue en septembre.
Lancé au printemps 2021 puis restylé en janvier 2024, le premier Bayon n’a pas réussi à sortir de l’ombre des Renault Captur et Peugeot 2008 sur le marché français. Pour sa deuxième génération, Hyundai s’attaque aux principaux points qui pouvaient freiner son SUV urbain : une silhouette trop discrète, une offre de motorisations limitée et une présentation intérieure à moderniser.
La refonte va donc au-delà de la carrosserie. Le Bayon grandit, accorde davantage d’attention aux places arrière et prépare une offre hybride qui change son positionnement face aux références françaises.
Un nouveau Hyundai Bayon plus proche des Kona et Tucson

Sur le marché européen des SUV urbains, se distinguer des Captur et 2008 passe par une identité immédiatement reconnaissable. Présents depuis le début des années 2010, les deux modèles français doivent passer à leur troisième génération à l’horizon 2028. Hyundai renouvelle son Bayon avant cette échéance chez ses concurrents.

C’est à l’avant que le changement saute le plus aux yeux. Un bandeau lumineux rapproche désormais le Bayon du Hyundai Kona, tandis que les lignes de carrosserie prennent davantage de relief. Également présente sur le Staria, cette signature d’éclairage trouve un écho à l’arrière du SUV.
La parenté avec les autres modèles du constructeur ne s’arrête pas aux feux : le modelé des ailes arrière évoque aussi le Tucson. L’ensemble donne au Bayon une silhouette plus affirmée que celle de son prédécesseur, sans miser uniquement sur le contraste entre le pavillon et le reste de la carrosserie.
Les montants de pare-brise noirs conservent cet effet de toit dissocié. Ils ne sont toutefois plus le principal ressort visuel du modèle, mais un élément parmi d’autres. Hyundai cherche ainsi à donner à son petit SUV une place plus identifiable dans sa gamme.
L’hybride arrive après le lancement thermique

La première génération reposait sur une formule unique : un trois-cylindres turbo de 1 litre développant 100 ch. Son remplaçant élargit l’offre à trois versions, même si toutes ne seront pas proposées en France.
Le moteur 1.0 T-GDI de 90 ch constituera l’entrée de gamme sur certains marchés, mais il n’est pas prévu pour la France. Le même bloc délivrera 115 ch au cœur de l’offre. Une motorisation 1.6 hybride viendra au-dessus, avec une puissance cumulée de 138 ch, pour offrir une alternative aux versions exclusivement thermiques.

Avec cette hybridation, le SUV coréen se place face au Peugeot 2008 hybride léger de 145 ch et au Renault Captur Full Hybrid de 160 ch. Les puissances diffèrent, tout comme les solutions d’hybridation : comparer les seuls chiffres de puissance ne suffit donc pas à rendre ces offres équivalentes.
La fiscalité constitue l’autre enjeu. La version thermique doit composer avec un malus d’au moins 2 300 €, tandis que l’hybride doit y échapper. Au-delà de la puissance, le choix du moteur aura donc une incidence sur le montant à payer.
Pour les versions thermiques, Hyundai prévoit une boîte manuelle et une transmission automatique. La présence de la boîte mécanique dans la gamme française n’est toutefois pas arrêtée : les deux transmissions ne sont donc pas encore acquises pour la France.
Le lancement se fera en deux temps. Le Bayon thermique sera commercialisé en avril 2027, puis l’hybride arrivera en septembre 2027. Les acheteurs intéressés par cette dernière version devront patienter quelques mois de plus.
Un habitacle modernisé, mais un coffre différent selon le moteur

À bord, la planche de bord change nettement de présentation. Sur la version N Line, deux écrans de 12,3 pouces sont intégrés dans un ensemble incurvé. L’instrumentation et l’écran tactile composent ainsi un agencement plus homogène, dont la disposition rappelle celle de certaines Bmw.
Toute la gamme n’adoptera pas cette présentation. Les versions d’entrée de gamme conserveront une instrumentation moins moderne devant le conducteur, mais disposeront d’un écran tactile central. Le choix de la finition se verra donc aussi dans l’ambiance du poste de conduite, et pas seulement dans les équipements annexes.

Avec 4,24 mètres, le Bayon gagne 7 cm par rapport à son prédécesseur et rejoint la longueur du Renault Captur. Son empattement progresse de 2 cm, accompagnant le gain d’espace annoncé pour les passagers arrière.
Leur confort fait aussi l’objet d’attentions. Selon les versions, les sièges arrière pourront être chauffants, comme ceux de l’avant, et des conduits de ventilation desserviront la banquette. Peu courants sur ce segment, ces équipements rendent la montée en gamme plus tangible que la seule présence de grands écrans.

L’assise arrière présente une inclinaison marquée pour mieux soutenir les cuisses et dégager de l’espace aux jambes. Celle du dossier contribue à préserver la garde au toit. Le gain d’habitabilité tient donc à la fois à l’allongement de la carrosserie et à la disposition des sièges.
Le coffre gagne 30 litres pour atteindre 440 litres sous tablette avec les cinq places en service. Cette capacité concerne la version thermique : sur l’hybride, la batterie réduit le volume disponible à 397 litres, soit 43 litres de moins.
Le choix entre les deux motorisations ne se jouera donc pas seulement sur leur puissance. Le thermique conserve le coffre le plus généreux, tandis que l’hybride apporte davantage de puissance et évite le malus. Des différences aussi importantes à considérer que le nouveau dessin de la carrosserie.






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