La Porsche Mission S annonce une plateforme à moteur central destinée à installer durablement une nouvelle famille de sportives au-dessus de la 911.
Le constructeur allemand ne prépare pas une simple série limitée : il entend faire de cette plateforme pérenne un nouveau pilier de sa gamme. Le moteur prend place devant l’essieu arrière. Déjà exploitée par les 718 Cayman, Carrera GT et 918 Spyder, cette architecture permet de travailler la répartition des masses et le comportement dynamique.
Le projet se distingue donc autant par son positionnement que par sa vocation. La 918 Spyder était une vitrine technologique hybride rechargeable produite en quantité limitée; la Mission S doit, elle, ouvrir une nouvelle famille de modèles. Porsche n’a toutefois précisé ni sa motorisation ni sa puissance.

La Porsche Mission S puise dans son patrimoine
Les références historiques se retrouvent sur toute la carrosserie. Les ailes avant proéminentes et les projecteurs ronds évoquent la 911, tandis que le profil bas rappelle la 911 GT1. La ligne de toit renvoie, elle, à la 959.
À l’arrière, le système de refroidissement s’inspire de la Porsche 917, victorieuse aux 24 Heures du Mans en 1970 et 1971. Un aileron actif s’intègre à la carrosserie pour préserver la fluidité de la silhouette. Quant aux jantes, elles reprennent le principe graphique des roues de la 928, avec une conception visant à réduire le poids.
Ces emprunts habillent des proportions de sportive à moteur central, avec une face avant basse et une cabine reculée. Reste à savoir quels éléments seront retenus pour la série : Porsche ne les a pas encore précisés.

Un habitacle sans écran central fixe
Porsche privilégie les commandes physiques, accompagnées d’affichages numériques. Derrière le volant, l’instrumentation conserve cinq cadrans, dont un compte-tours à aiguille analogique. Les informations affichées et leur disposition peuvent évoluer selon le mode de conduite.
Autre choix marquant, l’habitacle se passe d’écran central fixe. Un support escamotable compatible avec MagSafe doit permettre d’utiliser un smartphone pour la navigation ou certaines informations. Les réglages restent orientés vers le conducteur, et la clé conserve sa place à gauche du volant.

La présentation s’est tenue dans le Queens, à New York, sur une jetée où des photographies de la 550 Spyder avaient été réalisées en 1953. Ce lien avec le passé accompagne un projet inscrit dans la stratégie « Sportwagenschmiede 35 », destinée à guider l’évolution de la gamme.
Si le positionnement au-dessus de la 911 est annoncé, aucun tarif ni calendrier commercial n’a été communiqué. Pour l’instant, Porsche pose les bases architecturales et stylistiques de cette future sportive.









Commentaires 0
Modérés avant publication