Tata Motors et Stellantis remettent une pièce dans la machine. Les deux groupes viennent de signer un nouveau protocole d’accord (MoU) qui pourrait donner une autre ampleur à leur partenariat, avec une priorité assumée : se mettre en ordre de marche avant les futures exigences indiennes de CAFE Phase III.
Un MoU pour préparer le virage CAFE Phase III
Cette fois, la discussion ne se limite plus à un développement « classique » de groupes motopropulseurs. Le périmètre évoqué englobe des moteurs capables de répondre aux normes CAFE Phase III, mais aussi des systèmes hybrides. En parallèle, l’ingénierie viserait un objectif très concret : perdre du poids, notamment sur les moteurs et certains composants liés aux batteries.Le cadre CAFE (Corporate Average Fuel Efficiency) fixe une efficacité énergétique moyenne minimale à atteindre sur l’ensemble d’une gamme. L’idée est claire : contenir la consommation de carburant tout en abaissant les émissions. Avec CAFE Phase III en approche, la pression monte d’un cran et pousse les industriels vers des solutions électrifiées, l’hybridation et l’allègement pour tenir des objectifs de CO₂ à l’échelle de la flotte.
Ranjangaon, la base industrielle déjà en place
Ce nouveau MoU ne part pas de zéro. Il s’appuie sur une coopération déjà en place via Fiat India Automobiles (FIAPL). Depuis le début des opérations en 2007, la coentreprise a produit plus de 1,37 million de véhicules à l’usine de Ranjangaon, dans l’État du Maharashtra.Au fil du temps, le site s’est imposé comme un point d’ancrage pour la production et l’export. Il alimente le marché domestique, mais aussi des débouchés internationaux, en véhicules comme en groupes motopropulseurs. Ranjangaon a assemblé des modèles pour Tata Motors, ainsi que pour plusieurs marques du groupe Stellantis citées ici : Jeep, Chrysler, Citroën, Fiat et Peugeot. Le site a aussi servi de base d’exportation pour des moteurs et des composants, en appui de la chaîne d’approvisionnement mondiale de Stellantis.
Pooling d’émissions et allègement : les leviers sur la table
Un point pèse particulièrement dans CAFE Phase III : la manière dont les objectifs sont définis. Les futures règles doivent durcir les cibles de CO₂, via des standards d’efficacité basés sur le poids. Conséquence directe : la chasse aux kilos devient un levier réglementaire autant qu’industriel, au même titre que l’adoption de motorisations électrifiées.Autre piste citée : le pooling d’émissions, autrement dit la mise en commun des performances de flotte entre plusieurs constructeurs pour respecter les seuils. Dans ce contexte, l’intégration déjà existante à Ranjangaon est présentée comme un socle pour étendre la collaboration vers des moteurs de nouvelle génération, des technologies hybrides et des solutions d’allègement.
En résumé, Tata Motors et Stellantis posent les jalons d’une coopération susceptible de s’élargir à l’hybride, à l’allègement et au pooling, avec CAFE Phase III en ligne de mire et Ranjangaon comme pivot industriel.
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