À quinze jours du départ à Melbourne, la F1 2026 n’a même pas encore lancé sa saison qu’elle se cherche déjà des ennemis. Contestations sur la légalité du moteur Mercedes, nouvelles monoplaces jugées décevantes par Max Verstappen, Lewis Hamilton, Fernando Alonso ou Lando Norris, et questions de sécurité soulevées par Mclaren : dans le paddock, les sujets s’empilent. Face à cette nervosité qui monte, Stefano Domenicali tente de remettre tout le monde sur les rails : pas de panique.
« Ne paniquez pas » : Domenicali veut éviter la sur-réaction
À Bahreïn, le patron de la F1 l’assure : il ne ressent pas « cette anxiété ». Son message, martelé, tient en deux mots : « rester calme ». Pour Domenicali, rien d’inhabituel : à chaque grand virage réglementaire, le doute s’installe et l’impression que « tout va mal » revient au galop.
Dans les faits, le dossier avance dans les instances. Domenicali évoque les discussions au sein de la Commission F1, avec des « échanges ouverts » pour mettre sur la table des solutions, notamment autour de la récupération d’énergie. Une réunion est prévue avant le début de la saison, précisément pour « éviter la sur-réaction ». À l’entendre, la FIA et les équipes gardent une approche « très ouverte » pour corriger ce qui doit l’être.
Le dirigeant veut aussi calmer le jeu sur le spectacle. Il promet « des courses incroyables » et « beaucoup d’action ». Et sur un point sensible pour les fans, il se montre catégorique : selon lui, la grande majorité du public ne verra pas de différence marquante en vitesse ou en son. Les plus pointus, concède-t-il, distingueront des nuances. Mais il insiste : 99,9 % des fans ne le sentiront pas.
Énergie, constructeurs et crainte d’une F1 trop « électrique »
Le cœur du débat, c’est aussi la bascule technique et ce partage 50/50 entre électrique et thermique. Domenicali assume. Il explique que ce choix vise à attirer de nouveaux constructeurs comme GM et Audi, tout en convainquant Honda de rester.
Sur la philosophie des voitures 2026, les attaques des pilotes ont été frontales. Alonso estime qu’elles pourraient être conduites par le chef d’Aston Martin. Verstappen, lui, a comparé la F1 2026 à une « Formule E sous stéroïdes ». Domenicali répond que cette évolution est « naturelle » et qu’elle deviendra la norme. Il se dit même « très confiant » : d’ici la fin de l’année, personne ne se souviendra de ce dont on parle aujourd’hui.
Domenicali remet enfin le débat dans une logique de produit. Pour les 900 millions de fans, ces « technicités » restent de « l’interne » et ne sont pas leur sujet, affirme-t-il. La priorité, selon lui, c’est de protéger l’essentiel : de belles courses, des opportunités de dépassement et un défi clair pour les pilotes. Si ces points ne sont pas au rendez-vous, il faudra « intervenir et redémarrer immédiatement ».
Plus de Sprints ? La F1 regarde aussi vers le show
Autre sujet dans les cartons : l’idée de pousser le nombre d’épreuves Sprint jusqu’à 12. Domenicali relaie une logique présentée comme portée par la demande des fans et des promoteurs. Les retours, dit-il, vont dans le même sens : le public veut « de l’action, de la vraie action » sur trois jours, et même dès le vendredi, avec un enjeu sportif, « qualifications, points, quoi que ce soit ».
En arrière-plan, la tendance est claire : les week-ends de Grand Prix pourraient encore glisser vers des formats plus orientés divertissement, où la piste devient une pièce d’un spectacle plus large.
Au final, Domenicali joue la carte de l’ajustement collectif et du sang-froid. Son cap reste le même : la F1 2026 doit d’abord garantir la course et le dépassement, le reste se réglant en chemin.
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