La crise Aston Martin Honda ne se limite plus aux résultats en piste. Le début de saison est déjà très inquiétant, et les tensions internes prennent presque autant de place que les performances. Après les critiques d’Adrian Newey sur l’état de l’équipe moteur, Honda est sorti du silence pour défendre publiquement son organisation.
Depuis les essais hivernaux de Barcelone, la relation entre Aston Martin et Honda s’est nettement dégradée. Le châssis et le moteur japonais ne travaillent pas correctement ensemble, et les premiers signaux sont mauvais. Fernando Alonso n’a pas terminé la première course de la saison. Lance Stroll, lui, a terminé quinze tours derrière le vainqueur George Russell.
Newey pointe la perte d’expérience
En interne, le climat est tout aussi tendu. Newey, patron d’équipe, fait porter à Honda la responsabilité de la situation. En face, le constructeur japonais estime qu’Aston Martin a aussi sa part de responsabilité. La semaine précédente, ce bras de fer a encore franchi un cap.
Newey a expliqué n’avoir découvert qu’en novembre 2025 qu’il ne restait plus que 30 % de l’équipe Honda d’origine. Il a également décrit le nouveau personnel comme très inexpérimenté. Aston Martin a précisé qu’une grande partie de ces nouveaux employés venait de la construction de panneaux solaires.
Le problème dépasse donc le simple mariage compliqué entre le moteur et le châssis. C’est aussi toute la structure humaine du projet qui est visée, avec en toile de fond une perte d’expérience au sein de l’équipe Honda.
Honda défend ses choix et veut accélérer
Le président de Honda Racing, Yasuharu Watanabe, ne remet pas en cause les accusations formulées par Newey. En revanche, il défend le recrutement mené par son entreprise. À ses yeux, les effectifs ont été renforcés de manière fondamentalement suffisante.
Watanabe reconnaît toutefois qu’il reste à identifier les « domaines et compétences » à renforcer. Il insiste aussi sur un autre point : la coopération avec Aston Martin doit progresser. Pour appuyer ce message, il affirme que Honda est en contact avec Newey chaque jour. Des réunions se tiennent aussi le vendredi et le samedi avec Lawrence Stroll, propriétaire de l’écurie.
Le dirigeant japonais résume ainsi l’urgence du moment : « Cela ne peut pas rester ainsi. Nous devons accélérer la vitesse [du développement], et cela ne signifie pas seulement augmenter la puissance du groupe propulseur. Je pense qu’il s’agit de voir comment nous nous développons et accélérons en harmonie avec la carrosserie. Nous voulons bien travailler comme une seule équipe. »
Chez Aston Martin Honda, l’équation est désormais claire. Il faut accélérer le développement, mais surtout retrouver une progression commune entre le moteur et la carrosserie.
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