GP de Chine F1 : Shanghai met déjà les pneus à l’épreuve

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Un Sprint d’entrée, et un vrai test pour les gommes

Le GP de Chine F1 attaque fort : dès ce week-end, Shanghai accueille son premier format Sprint de la saison. Et comme souvent ici, la question des pneus s’annonce centrale. Sur ce tracé de 5,451 kilomètres, les équipes retrouveront une base connue depuis le retour de l’épreuve au calendrier, avec les composés C2, C3 et C4, sur un circuit qui mêle longues lignes droites, gros freinages et virages aux profils très différents.

Le Shanghai International Circuit garde une identité bien à lui. Son tracé, inspiré de l’idéogramme chinois signifiant « vers le haut », aligne deux longues lignes droites et seize virages. La première relie le virage 13, légèrement relevé, au virage 14. La seconde, longue de plus d’un kilomètre, accueille la grille de départ. Entre les deux, le circuit passe d’un extrême à l’autre, avec des enchaînements très rapides comme les virages 7 et 8, puis des zones beaucoup plus lentes aux virages 1, 3, 6 et 14.

Ce grand écart ne met pas seulement les pneus sous pression. Il complique aussi la récupération d’énergie avec les nouvelles unités de puissance. Autre point de vigilance dès les premières séances : la capacité des pilotes à éviter les blocages au freinage à l’entrée des virages, un phénomène déjà vu à Sakhir pendant les essais de pré-saison sur des zones de décélération comparables.

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Un asphalte encore jeune, mais déjà moins piégeux ?

Le GP de Chine F1 se disputera pour la deuxième fois sur l’asphalte refait à neuf en août 2024. Cette surface avait clairement relevé le niveau de grip et fait tomber les chronos. En contrepartie, sa texture plus lisse avait favorisé le graining, surtout sur le train avant, au point d’en faire le facteur limitant en 2025, particulièrement pendant le Sprint.

Le dimanche, ce phénomène avait toutefois diminué à mesure que la piste se gommait. Un an plus tard, le revêtement devrait avoir légèrement vieilli. Il reste plus lisse que la plupart des autres circuits, mais l’adhérence pourrait être un peu plus faible. En parallèle, le risque de graining sur les trains de pneus pourrait aussi reculer. C’est précisément ce que les premières séances devront confirmer.

Les simulations de temps au tour reçues par les équipes restent proches des performances vues l’an dernier. Un élément intéressant, alors que les monoplaces ont changé en profondeur. Les zones dites SM compenseraient visiblement la baisse de vitesse de cette nouvelle génération de voitures par rapport à la précédente.

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Une stratégie déjà balisée, et un passé bien installé

En 2025, la course du dimanche avait déjà dessiné des tendances très nettes. Seuls trois pilotes étaient partis en pneus durs, pendant que le reste de la grille avait misé sur les mediums. Les tendres, eux, n’avaient tout simplement pas été utilisés en course. Au final, la stratégie la plus efficace avait été celle d’un seul arrêt, avec un long dernier relais sur le composé le plus dur, plus constant et moins sensible au graining malgré un kilométrage élevé.

Les trois hommes du podium s’étaient arrêtés entre les tours 14 et 15. Oscar Piastri s’était imposé devant Lando Norris, offrant le doublé à Mclaren, tandis que George Russell avait complété le podium.

Le vendredi, le pilote le plus rapide en Sprint Qualifying recevra le Pirelli Sprint Qualifying Award, désormais redessiné. Le trophée intègre entre sa base et sa partie supérieure, qui reproduit un pneu tendre de F1, un casque aux couleurs du drapeau du pays hôte. La visière portera le nom du vainqueur et son numéro.

Cette édition 2026 sera la dix-neuvième du GP de Chine à Shanghai. La première remonte à 2004, avec une victoire de Rubens Barrichello. Restée au calendrier jusqu’en 2019, l’épreuve est revenue en 2024. Lewis Hamilton et Mercedes y détiennent toujours le record de victoires, avec six succès chacun. Le Britannique reste aussi le pilote le plus souvent monté sur le podium à Shanghai, avec neuf présences.

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